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2018 : Le renouveau du CPUSA (Parti Communiste de États-Unis)

Il est de bon ton d’ironiser sur le Parti communiste des États-Unis. Un grand révolutionnaire qui a découvert l’insoumission après trente ans de PS et de CFDT dans le Vaucluse et affiche une lippe dédaigneuse en parlant des « morts » (c’est des communistes qu’il s’agit), affirmait très doctement dans une manifestation que Sanders s’était inspiré de Mélenchon et des Insoumis.

On a le droit d’ignorer l’histoire américaine, mais que je sache, Sanders se réclame, si j’en crois ses écrits et ses déclarations, du mouvement ouvrier américain et de ses traditions de lutte.  Il a même dans les années 70 enregistré un disque où il interprétait des chansons de Joe Hill, Woody Guthrie et Pete Seeger. Et dans ceux auxquels il se réfère, il est un homme hélas oublié de nos jours, auquel j’ai voulu, lorsqu’on m’a demandé de participer à ce recueil de nouvelles autour d’Octobre 17, rendre hommage, tant il me semble important que nous soyons capables de ne pas laisser l’empreinte de nos aînés recouverte par la poussière de l’oubli.

L’homme en question est une légende du mouvement ouvrier américain, un des dirigeants des I.W.W. ce syndicat de lutte de classes qui ne connaissait aucune discrimination dans ses rangs et se donnait pour but la destruction du système capitaliste. Mais Big Bill Haywood était aussi un des fondateurs du Parti communiste des États-Unis, le CPUSA, qui conduisit des luttes importantes entre 1920 et 1945, avant d’être détruit par la répression maccarthyste et le FBI. Un parti, qui malgré des erreurs et un sectarisme préjudiciable, fut la principale force politique à soutenir le mouvement pour les droits civiques, au point que lors de la grande Marche de Washington, le 28 août 1963, J. Edgar Hoover rédigea de sa main un rapport pour prouver que Martin Luther King était directement inspiré par le CPUSA. Pour cela, il se servait de photographies montrant que tout près de King, on pouvait observer Gus Hall, le président du CPUSA et pas moins de 200 communistes « encartés ».

Pourtant, je ne suis pas de ceux qui cultivent la nostalgie.

Ce qui me paraît important aujourd’hui, c’est de signaler un phénomène politique nouveau aux États-Unis : plus de la moitié de leurs habitants déclarent ne plus avoir peur du mot socialisme (c’est-à-dire en réalité « communiste ») et Bernie Sanders attire de plus en plus de jeunes, de femmes, de Noirs, d’Hispaniques. Son Parti , confidentiel il y a encore 10 ans, a décuplé ses adhérents. Mais, parallèlement, et Big Bill Haywood peut se réjouir dans l’au-delà, les six derniers mois de 2017 ont vu plus de 1000 personnes rejoindre les rangs du CPUSA. Et il n’est plus une manifestation contre la politique de Trump, contre les nostalgiques de la ségrégation, contre la pollution, contre la casse de l’emploi, sans banderoles du Parti.

Quand j’étais jeune, et que je faisais des études d’Anglais, j’aimais bien citer Gus Hall. Certes, avec 40 ans de plus, je ne suis pas vraiment sûr de voir la fin du capitalisme, mais il m’arrive encore de me répéter ce proverbe des bûcherons que Gus Hall affectionnait et dont il ponctuait souvent ses discours :

PLUS L’ARBRE SERA HAUT, PLUS DURE SERA LA CHUTE !

 

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et pour bien débuter cette année 2018, 

Rouge Cerise , Roger Martin,  les éditions Arcanes

ont le plaisir de partager avec vous une nouvelle

" Un Américain à Moscou "

extraite de l'ouvrage collectif  " 1917, Octobre rouge "

 

 

un Américain à Moscou une nouvelle de Roger Martin
un Américain à Moscou une nouvelle de Roger Martin

Au éditions ARCANES           "Si on vous dit 1917..."

C’est la feuille de route donnée à vingt-huit auteur-e-s de romans noirs et de polars. Ils n’ont pas eu besoin d’éléments de langage supplémentaires pour débrider leurs imaginations et acérer leurs plumes. Curieusement, aucun-e d’entre eux, d’entre elles n’a pensé au centenaire de l’apparition de la Vierge à de petits portugais ou à la mort de Buffalo Bill. Comme quoi, la révolution d’Octobre reste une valeur sûre....

Cette série de nouvelles noires éditée dans la collection Polar rouge des Éditions Arcane 17, après Franco la muerte et Mortelles primaires, s’attaque à l’Histoire et aux révolutions d’hier et aujourd’hui.

Avec Gilles Vidal, Gérard Streiff, Fred Prilleux, Francis Pornon, Philippe Pivion, Philippe Paternolli, Max Obione, Chantal Montellier, Jacques Mondoloni, Philippe Masselot, Roger Martin, Hervé Le Corre, Christian Kazandjian, Thomas Jimenes et Céline Servat, Maurice Gouiran, Mano Gentil, Denis Duclos, Pierre Domenges, Pierre Dharréville, Jeanne Desaubry, Dominique Delahaye, Gilles Del Pappas, Thierry Daubrège, Didier Daeninckx, Xavier-Marie Bonnot, Antoine Blocier, Diego Arrabal, Eva Almassy…

Format:  Livre Modèle:  Broché, 350 pages

Pour nous joindre : info.arcane17@orange.fr

Tous les livres publiés par les Éditions Arcane 17 sont en vente en librairie.

Vous pouvez également vous les procurer directement auprès des Editions Arcane 17 par courrier postal (chèque à l’ordre de Arcane 17, 107 rue Marcadet, 75018 Paris) ou bien encore directement par achat en ligne sur ce site. Les frais de port sont gratuits.

 

 

Tag(s) : #CULTURE, #TRIBUNE LIBRE

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