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L'État comprime et la Loi triche,
L'impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s'impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité veut d'autres lois ;
"Pas de droits sans devoirs, dit-elle
Égaux pas de devoirs sans droits."

L'Internationale

D'un côté un jeune apprenti, pauvre et sans-papiers, il enrichit la France de son talent, de l'autres des milliers de fraudeurs fiscaux 6000, pris la main dans le sac rien que chez  HSBC, parmi eux certainement aucun ouvrier mais des bandits riches de leurs capitaux, ils appauvrissent la France et, au milieu, Monsieur Larcher, président du sénat et deuxième personnage de l'état dont le site l'Humanité.fr rapporte deux actes de bravoure que Rouge Cerise rapproche ci-dessous. 

Au lecteur de se faire une idée...

Entre le sans-culotte des temps modernes  et l'armée des nouveaux aristocrates de l'argent, émigrés sur nos frontières  (*),   l’État a fait son choix, Rouge Cerise aussi: Ah! ça ira!

 

 

Gérard Larcher s’est refusé à accueillir dans la Haute Assemblée un jeune sans papiers, lauréat du concours du meilleur apprenti de France. Avant de se plier à la pression médiatique.
Le moment inoubliable a failli tourner à l’humiliation. Ce mercredi, sous les ors du Sénat et le regard ambivalent de son président, Gérard Larcher, Armando Curri, dix-neuf ans, devrait recevoir l’une des 338 médailles d’or du concours des meilleurs apprentis de France. Son œuvre : un insert de cheminée pour lequel le jeune homme, titulaire d’un CAP et actuellement scolarisé au lycée professionnel de Coteau (Loire), a été primé en juin dernier dans la catégorie menuiserie-agencement. Une récompense méritée que, pourtant, Armando a bien cru devoir recevoir par La Poste…
 
Jusqu’à hier après-midi, le Sénat ne souhaitait pas lui ouvrir ses portes. Car, voyez-vous, Armando n’est pas seulement un apprenti menuisier prometteur. Il est aussi albanais et sans papiers. Vendredi dernier, le jeune homme a reçu un appel téléphonique embarrassé de la Société des meilleurs ouvriers de France (Smof) qui désigne les lauréats. La présidence du Sénat venait de la prévenir qu’il était hors de question d’accueillir et d’honorer au sein même de la Haute Assemblée une personne en situation irrégulière… « C’est une décision politique qui appartient au Sénat et à laquelle on se plie », explique alors, désabusé, le directeur de la Smof, Erwan Bouët-Willaumez. Qui ne cache pas son désarroi : « On ne comprend pas pourquoi il ne peut pas être présent à cette cérémonie de mise en avant de jeunes qui s’investissent dans des métiers souvent décrits comme des voies de garage. » Mais voilà. Cette décision scandaleuse fait rapidement le tour des réseaux sociaux. La mobilisation s’organise par l’entremise du Réseau Éducation sans frontières, relayé par la sénatrice (PCF) de la Loire, Cécile Cukierman. « C’est quand même incroyable, soulignait hier l’élue, que le Sénat imagine claquer la porte de la République au nez de ce jeune en insécurité juridique et au parcours exceptionnel. On devrait s’enorgueillir de cette décoration plutôt que de lui expédier par courrier ! » Pour le coup, Armando répond parfaitement aux critères méritocratiques et d’exemplarité que l’État exige des jeunes migrants pour commencer à leur porter un peu d’attention.
 
Arrivé seul en France en 2012, à l’âge de seize ans, l’adolescent, sous statut de mineur isolé, est embauché comme apprenti dans une entreprise de Saint-Étienne. Le jeune impressionne par son investissement. « Le directeur du Centre de formation des apprentis, tout comme son maître d’apprentissage, Joseph Morin, ne tarissent pas de louanges sur son intégration, sa maîtrise de la langue… », souligne Cécile Cukierman. Mais depuis ses dix-huit ans, fêtés en janvier 2014, Armando est dans l’irrégularité. Il vit depuis sous la menace d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui lui interdit de travailler – et donc de poursuivre en apprentissage. Un recours a bien été déposé devant le tribunal administratif de Lyon. Mais il ne sera examiné qu’en mai prochain. Dans ce contexte, l’attitude du Sénat résonne comme une claque supplémentaire. Assailli hier de coups de fil, le cabinet de Gérard Larcher assume pourtant, dans un premier temps, sa position. Avant d’opérer, sous la pression médiatique, une superbe volte-face. Vers 16 heures, un communiqué paraît sur le site Internet du Sénat. « Sans préjuger de la décision souveraine du tribunal administratif et de celle du gouvernement qui, à tout moment, peut délivrer un titre de séjour, Gérard Larcher a décidé, après en avoir informé le ministère de l’Intérieur, de ne pas faire obstacle à l’accueil de ce jeune dans le cadre strict de la cérémonie organisée par la Société des meilleurs ouvriers de France. » Dans un même élan, 
que l’on ose croire concerté, la préfecture de la Loire 
annonce qu’elle accorde à Armando une autorisation provisoire de séjour… Un dénouement heureux qui vaut bien une médaille.

 

 
Le président du Sénat Gérard Larcher (UMP) a repoussé une demande de création d'une délégation sénatoriale permanente, dotée de moyens, chargée d'enquêter sur l'évasion fiscale.
Cette demande avait été déposée en février au nom de l'ensemble des membres des deux commissions d'enquête qui avaient travaillé sur l'évasion fiscale internationale, en 2012, et sur le rôle des banques dans ce système, en 2013, par Nathalie Goulet (UDI-UC), qui avait été vice-président de la première, et Eric Bocquet (CRC, communiste, républicain et citoyen), rapporteur de la seconde.
 
"Cette décision est tout à fait regrettable, au moment où le nouveau gouvernement grec fait de la lutte contre l'évasion fiscale l'une de ses priorités pour redresser ses comptes, au moment où le Parlement européen crée une commission spéciale pour enquêter sur l'affaire Luxleaks, au moment enfin où notre Sénat travaille à convaincre l'opinion publique de son utilité, nous perdons aujourd'hui une belle occasion d'atteindre cet objectif", a réagi Eric Bocquet, qui reste convaincu, "que seule une action permanente du Parlement pourra encourager l’ensemble de nos concitoyens et tous ceux qui s’engagent depuis des années dans ce combat, et sera de nature à exiger de nos gouvernants en France et en Europe qu’il soit mis fin à cette situation inacceptable, dans le seul intérêt de nos comptes publics et donc de l’intérêt général."
 
Gérard Larcher lui justifie sa décision en disant que "la commission des Finances est compétente pour traiter de ces questions, et malgré le fait que je partage pleinement l'objectif que vous poursuivez, je ne puis être favorable à la création de cette délégation permanente".
Les deux commissions d'enquête sénatoriales, celle conduite par l’élu PCF comme celle de la sénatrice UDI, avaient pourtant notamment préconisé la création d'une telle délégation sénatoriale permanente "dotée de moyens d'enquête et d'investigation véritables" sur l'évasion fiscale.

 

 

 

(*) Environ 140 000 personnes, les émigrés ,ont  quitté le territoire, au  lendemain de la prise de la Bastille. Beaucoup d'entre eux sont donc nobles, riches bourgeois ou bien prélats. Certains d'entre eux émigrent pour combattre la Révolution de l’extérieur : c'est au milieu d'eux que se lève l'armée des émigrés.

Tag(s) : #AGIR AVEC LE PCF

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