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La Marseillaise vivra. Renaissance annoncée:

 

 

Le tribunal de commerce de Marseille a accepté l’offre de reprise de « La Marseillaise » par les Éditions des Fédérés. Malgré un coût social très lourd, le projet de relance est très prometteur.

Ce 15 avril 2015 fera date dans la déjà longue et riche histoire de La Marseillaise. Dans son jugement rendu public hier, le tribunal de commerce de Marseille a déclaré« recevable l’offre de reprise » du quotidien « présentée par la SAS les Éditions des Fédérés » et « ordonne la cession de l’entreprise Seilpca au profit des Éditions des Fédérés ». Derrière la sécheresse du vocabulaire juridique, la décision judiciaire est sans ambiguïté. La Marseillaise est sauvée. Elle vivra et continuera la mission progressiste confiée par ses fondateurs il y a 70 ans.

Dans les locaux du quotidien, parmi le personnel mais aussi tous ceux -lecteurs et amis- qui se sont engagés pour la survie du journal, la nouvelle a été accueillie avec soulagement. Certes, ils l’attendaient puisque le procureur et l’administrateur judiciaire avaient émis chacun un avis favorable à la reprise mais l’officialisation referme enfin la porte de l’une des périodes les plus douloureuses de notre histoire.

Une porte qui malheureusement ne sera pas rouverte pour les 90 salariés dont les emplois sont supprimés puisque les Éditions des Fédérés ne reprennent que 117 postes sur 208 actuellement. Les syndicats SNJ-CGT et Filpac-CGT sont pleinement engagés à leurs côtés pour que leurs droits soient totalement respectés. « C’est un déchirement », reconnaît Pierre Dharréville, Président des Fédérés, journaliste, écrivain, qui occupe également les fonctions de Secrétaire départemental du PCF dans les Bouches-du-Rhône.

Cette « renaissance » de La Marseillaise intervient après plusieurs mois d’indécision suite à la mise sous redressement judiciaire en novembre dernier. Pour ce redémarrage, deux repreneurs s’étaient portés candidats. Les Fédérés (le 15 janvier) mais aussi les Nouvelles Éditions Marseillaises (le 24 février). Mais ces dernières, dont les propositions avaient pu susciter certaines illusions, ont déclaré forfait le 3 avril dernier dans l’incapacité de présenter un plan financier crédible.

Une vitrine du pluralisme

À l’inverse des Fédérés qui, malgré les nombreux obstacles rencontrés, ont élaboré un projet d’entreprise cohérent qui assure tout à la fois le respect de la vocation éditoriale de La Marseillaise et garantit sa pérennité économique et financière. Après négociations, le repreneur a ainsi obtenu le soutien du Fonds de développement économique et social et des prêts bancaires de la Caisse d’Épargne, de la Société Marseillaise de Crédit et du CIC.

Reste maintenant à construire au quotidien cette renaissance. Le projet de reprise s’articule autour de trois axes, explique Pierre Dharréville : le support papier, le développement du numérique et la présence du titre dans la société. Dans la prochaine période, les lecteurs pourront visualiser les premiers changements.

Des changements qui seront portés par l’ensemble du personnel, très mobilisé pour sauver le journal et qui le restera dans l’élaboration du nouveau projet. « Nous voulons bâtir ensemble La Marseillaise de demain », soulignait hier un journaliste de la rédaction marseillaise. Une mobilisation qui concernera aussi la question des salaires et des conditions de travail.

Dès hier, des messages de soutien nous ont été adressés. Notamment par les responsables de la fédération communiste mais aussi la Députée socialiste Marie-Arlette Carlotti et le Président du Groupe socialiste au Conseil municipal de Marseille. Tous se félicitent d’une victoire pour la liberté d’expression et le droit à l’information. Plus que jamais, La Marseillaise sera la vitrine du pluralisme au cœur de Marseille, de la Provence et du Languedoc.

 

Christian Digne 

(La Marseillaise, le 16 avril 2015)

 

 

Les Amis de « La Marseillaise »

 soulagés mais toujours mobilisés

 

 

Après un peu moins de cinq mois d’angoisse et de travail, le Président des Amis de« La Marseillaise », Serge Baroni, se dit soulagé à l’annonce de la décision du tribunal de commerce. « Parce que nos efforts à tous sont récompensés, on a sauvé le titre », précise-t-il. Mais « nous avons une responsabilité encore plus importante quand on voit comme tout cela a été difficile », enchaîne-t-il. Bien que satisfait de ce dénouement, le responsable associatif a une pensée pour les 90 salariés qui ne font pas partie de la reprise. « C’est un sacrifice énorme », déplore-t-il. Revenant sur la campagne de souscription entamée dès l’annonce de la mise en redressement judiciaire, il s’excuse presque : « Nous n’avons pas eu la capacité de rassembler des sommes qui nous auraient permis de garder tout le monde mais il faut bien savoir que les donateurs sont aussi dans la difficulté ».

Pour Serge Baroni, l’avenir s’annonce prometteur et rempli de difficultés à la fois. « Maintenant, le journal redémarre avec une autre organisation mais il va nous falloir continuer ce que nous avons entamé : les abonnements, la souscription, sûrement sous une autre forme, et les initiatives dont une est déjà prévue le 25 avril à Martigues », explique ce dernier, assurant que les Amis de « La Marseillaise » auront à cœur d’animer le tout. « Il nous faut renforcer ce lien retrouvé avec les lecteurs et on ne peut le faire que de cette façon. »

 

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Deux jours avant le lancement du 9e cycle de négociations de l’accord transatlantique à New York, le Collectif Stop TAFTA-Non au Grand marché transatlantique appelle à la mobilisation populaire dans toute la France.

 

Samedi 18 avril 

Tous ensemble à vélo ou à pied,

Avignon - 14h00 

parking des Italiens

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Tag(s) : #AGIR AVEC LE PCF

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