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Un article du site de L'Humanité

 

Le sort d’une centaine d’évacués du campement du métro La Chapelle, à Paris, reste en suspens.

Depuis l’évacuation de leur campement, mardi dernier, dans le 18ème arrondissement de Paris, sur les trois cents personnes échouées sous la station aérienne du métro, cent soixante, la plupart demandeurs d’asile, d’autres malades, ont été pris en charge. Les quelques familles du camp ont désormais un toit. Mais, pour une centaine d’autres migrants, l’évacuation du camp, touché par des cas de dysenterie et une épidémie de gale, n’a abouti qu’à un déplacement avec, pour certains, la perte de leurs maigres effets personnels.

« Nous avons assisté à des scènes insupportables ces derniers jours »

Depuis deux jours, ces évacués ont trouvé refuge en face de l’esplanade de la halle Pajol, l’ancienne bâtisse de la SNCF, symbole de la requalification urbaine de ce quartier populaire, à quelques dizaines de mètres du métro La Chapelle. Les riverains apportent des couvertures, des pulls, de la nourriture. Un collectif de parents d’élèves a collecté de l’argent pour financer l’achat de 80 couvertures de survie. Des élus du 18ème arrondissement, des militants des associations d’aide aux migrants prennent en charge l’urgence, « gèrent la crise », comme témoigne l’un d’eux, inquiet de voir son téléphone s’éteindre faute d’avoir eu le temps d’en recharger la batterie. Que faut-il faire? Sans attendre, trouver un lieu doté de sanitaires et où distribuer de la nourriture. Pour le moment, ni la Mairie de Paris ni l’État n’apportent la moindre solution.

La stratégie choisie semble même aller à l’inverse. « Nous avons assisté à des scènes insupportables ces derniers jours, des migrants repoussés dans le métro, un peu plus loin. Des policiers qui empêchent la livraison de matelas dans le but d’éviter les regroupements, des “points de fixation”. L’État, la Mairie de Paris pensent-ils que ces jeunes vont reculer après ce qu’ils ont subi pour fuir la guerre, la violence, la misère? » s’indigne Gérald Briand. Pour l’adjoint au maire communiste aux Affaires sociales dans le 18ème arrondissement : « Il y a aujourd’hui 3 500 migrants regroupés à Calais. Paris est un lieu de passage. Il faut regarder cette réalité, notre monde en face. L’immigration n’est pas une question de quotas. » Pour éviter la constitution de camps, il préconise la création de petites structures d’accueil. Avec ses collègues du Front de gauche, d’Europe Écologie-les Verts, il s’apprête à interpeller, le 15 juin, Anne Hidalgo, maire de la capitale, lors du Conseil de Paris.

 

Sylvie Ducatteau

 

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Tag(s) : #AGIR AVEC LE PCF

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