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La Marseillaise, ( le 2 septembre 2015 )

PCF. Pour une campagne partagée

Tandis que les discussions piétinent, les communistes réaffirment leur disponibilité pour un large rassemblement en vue des régionales et refusent toute forme d’hégémonie. Le temps presse.

Comme ailleurs en France, aucun accord n’a été signé à ce jour en Provence-Alpes-Côte d’Azur entre les forces à la gauche du PS en vue des régionales. À trois mois de l’échéance, les communistes de la région ne désespèrent pourtant pas d’aboutir « courant septembre ».

Au cours d’un point presse organisé hier au lendemain d’une réunion infructueuse, Jean-Marc Coppola, porte-parole régional du PCF, réaffirmait l’ambition de son parti de contribuer à « faire se lever un mouvement populaire et citoyen » pour « déjouer le scénario préétabli » dans une région présentée comme vouée à tomber dans l’escarcelle de la droite ou de son extrême.

Une volonté affichée également par Europe écologie-les Verts sans que les discussions n’avancent significativement. « On ne peut pas en rester aux déclarations d’intention sur une manière collaborative, coopérative de gérer la Région et ne pas l’appliquer dans la préparation de la campagne », estime Jean-Marc Coppola pour qui le rassemblement ne peut pas, pour réussir, « se réaliser autour d’un parti, d’une personne, des propositions d’une seule force… »

Démarche citoyenne et collective

Comment a été reçue sa proposition de « tête de liste partagée » lancée dans nos colonnes en juillet ? « Plutôt positivement sur le principe », indique l’élu communiste avant d’ajouter : « Mais il faut ensuite passer aux actes. » « Je suis prêt à conduire une liste dont la tête mais aussi la campagne seraient partagées », affirme un peu plus tard Jean-Marc Coppola.

Selon Pierre Dharréville, Secrétaire de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône, « la question n’est pas d’être dans une alliance politicienne, une addition sans accord de contenu, il faut être clair sur ce que signifie une politique alternative à gauche ».

« Il faut en premier lieu que les forces autour de la table veulent y aller, soient intéressées par le processus », estime-t-il à propos de petites formations comme le Partit occitan ou le PRG qui se sont rendues aux discussions sans intention de déboucher sur des listes communes. Toutefois « plutôt optimiste sur les possibilités d’aboutir », le responsable communiste martèle la démarche de son organisation : « Nous ne voulons pas rester dans des réunions de sommets, nous voulons faire des régionales un débat populaire. » N’est-il pas urgent de partir en campagne alors que le FN, la droite et le PS sont dans la course depuis des mois ? « Nous y sommes depuis mai, à notre façon, avec le pacte de rassemblement que nous proposons », rétorque-t-il avant d’annoncer une démultiplication des initiatives pour permettre l’implication citoyenne la plus large.

Les appels répétés du PS à EELV pour une union face au risque de voir la région basculer au FN, retardent-ils la constitution d’une liste avec le Front de gauche ? « Je ne crois pas », considère Pierre Dharréville en reconnaissant néanmoins que le contexte national confus à gauche pèse. Pour Fabienne Haloui, Secrétaire de la fédération PCF de Vaucluse et Conseillère régionale, « on ne peut pas mener la politique du gouvernement qui aggrave la dérive libérale et désespère les gens et ensuite appeler au rassemblement pour battre le FN qui s’en nourrit et qui est par ailleurs très divisé en Paca ».

« Lors de la municipale partielle de Gardanne, un Maire communiste et son équipe ont combattu le FN frontalement et il y a eu un recul notable », complète Pierre Dharréville pour qui la montée du parti d’extrême droite n’est pas inéluctable si elle rencontre un projet politique alternatif à gauche.

Comment a-t-il reçu le communiqué commun signé au cœur de l’été par le Parti de gauche, Ensemble et EELV ? « Ils souhaitaient matérialiser l’existence de discussions, d’avancées, nous ne l’avons pas signé car nous n’avions pas de mandat pour le faire. Nous souhaitons instruire le débat, déboucher sur une proposition qui sera soumise au vote des communistes », répond Pierre Dharréville. Jean-Marc Coppola l’imagine « mi-septembre ».

Léo Purguette

 

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Site du PCF Bouche du Rhône 13.pcf.fr ( le 3 septembre 2015 )

Négociations en PACA : les communistes proposent un accord

Les communistes de PACA ont transmis hier une proposition pour faire avancer les discussions engagées avec le Front de gauche et EELV, en vue des élections régionales de décembre. Dans un contexte politique troublé, ils entendent créer les conditions d’une nouvelle dynamique populaire et citoyenne à gauche sur des bases claires. La démarche initiée avec le Front de gauche pourrait ainsi franchir une nouvelle étape.

Dans ce texte, le PCF propose de porter en commun « une région coopérative sociale, écologiste et solidaire refusant de s’inscrire dans les logiques libérales et austéritaires imposés à l’échelle nationale et européenne ». Les axes de campagne qui préfigurent des politiques régionales à mener sont les suivants :

  • Le développement de l’emploi nécessite d’affronter les logiques financières et notre Région dispose d’atouts considérables.
  • Le développement des services publics est essentiel pour répondre aux besoins et aux défis de l’avenir.
  • La Région doit jouer un rôle moteur dans la bataille contre le réchauffement climatique en particulier à l’heure de la COP21.
  • La Région peut agir pour modifier les modes de production et de consommation.
  • La Région PACA est une terre de vivre ensemble, d’accueil, de dialogue avec les hommes et les femmes en particulier dans l’espace méditerranéen.
  • L’innovation démocratique est une urgence face à la dépossession de plus en plus grande dont sont victimes les citoyennes et les citoyens.

Le projet d’accord promeut « une démarche partagée » dont l’ambition est « de battre la droite et l’extrême droite en ouvrant de nouvelles perspectives à gauche ».

« La construction de nos listes et de notre campagne vise à permettre la pleine expression d’une dynamique nouvelle à laquelle chacun apportera sa part », précise le texte qui avance ensuite une répartition équilibrée des candidatures sur la liste, notamment entre le PCF et EELV, et propose de présenter également sur nos listes des femmes et d’hommes connus et reconnus pour leur engagement social et citoyen dans la transformation de la société.

Au cas où ce protocole serait accepté, l’ensemble des partenaires prennent « l’engagement commun de présenter une liste à l’image de la diversité de la société, portant l’ambition de rénover les pratiques politiques, capable par l’implantation des candidats et leurs engagements de construire une dynamique gagnante. »

Concernant la tête de liste, le PCF propose une responsabilité « assumée conjointement par Sophie Camard (EELV) et Jean-Marc Coppola (PCF-Front de gauche) ». Le même fonctionnement partagé est prévu pour la direction de campagne. Cette bicéphalité se traduirait concrètement par le découplement des fonctions de « tête de liste » pour Jean-Marc Coppola et de « candidate affichée à la présidence de la Région » pour Sophie Camard.

Ce projet de protocole a été officialisé hier par le PCF, dans l’espoir de faire évoluer de manière responsable des discussions qui n’avançaient plus.

Le PCF-PACA

Tag(s) : #REGIONALES

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