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Entendu hier soir sur la radio, les réactions de responsables de quotidiens nationaux dénonçant jeudi 26 mai une exigence « scandaleuse » de la CGT du Livre.

Le directeur de Libération (*), Laurent Joffrin ajoutant même  sur France inter  que cette action lui faisait furieusement penser à la chanson des Beatles " Back in USSR ".

«On n'a jamais publié de communiqué sous la pression et on ne le fera jamais» On a bien fait de refuser » de publier la tribune de Philippe Martinez, continu t il  fustigeant  l'attitude de L'Humanité (**) , seul quotidien national en kiosque jeudi, « qui s'est couché ».

« La CGT a décidé de bloquer l’impression des journaux qui avaient refusé de publier sous la contrainte un tract appelant le gouvernement à retirer la loi travail », s'est insurgé le patron de L'Opinion (***),  Nicolas Beytout, dans un éditorial publié en ligne. « Cette intrusion scandaleuse du syndicat dans les contenus des médias doit être dénoncée comme une déplorable atteinte à la démocratie », a-t-il souligné.

Est-il besoin de rappeler qu' en France, 10 milliardaires possèdent 90 % de la presse écrite et qu'il est difficile de croire que cela soit  uniquement pour l'amour des belles lettres , de la défense des opprimés et de la démocratie. 

Rafraichissons  également la mémoire de nos deux  deux larbins du capital avec les paroles de  Back in the U.S.S.R

 

I'm back in the U.S.S.R.
Hey you don't know how lucky you are boys
Back in the U.S.S.R.
Hey, I'm back!
I'm back in the U.S.S.R.
Yes, I'm free!
Yeah, back in the U.S.S.R.
Ha ha

Je suis de retour en U. R. S. S
Tu ne sais pas quelle chance tu as mec
Hey je suis de retour
je suis de retour en U.R.S.S
oui je suis libre
oui de retour en U.R.S.S
Ha ha

mais pour  Laurent Joffrin et  Nicolas Beytout nous dédicaçons ce titre de Abba  sans doute beaucoup plus approprié à leur état d'esprit.

Money Money Money (L'Argent, L'Argent, L'Argent)


I work all night, I work all day, to pay the bills I have to pay
Ain't it sad
And still there never seems to be a single penny left for me
That's too bad
In my dreams I have a plan
If I got me a wealthy man
I wouldn't have to work at all, I'd fool around and have a ball...

 

Je travaille chaque nuit, je travaille chaque jour, pour payer les factures que j'ai à payer
N'est-ce pas triste
Et chaque fois il ne semble jamais y avoir le moindre penny égaré qui me revienne
C'est trop malheureux
Dans mes rêves j'échafaude un plan
Si je me trouvais un homme fortuné
Je n'aurais plus du tout besoin de travailler, je ferais l'imbécile et je m'amuserais comme un fou

 

 

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(*) Libération a pour actionnaires de référence les hommes d'affaires Bruno Ledoux — propriétaire du siège du journal — et Patrick Drahi respectivement multimillionaire et milliardaire.

En 2010, Libération est le troisième quotidien français qui reçoit le plus de subventions de l'État avec quatorze millions d'euros et, en 2012, avec 6,3 millions d'euros d'aides directes59 et plus de dix millions d'aide totale

(**) Le capital de L’Humanité est aujourd’hui détenu en majorité par la société des amis de l’Humanité et des «actionnaires individuels»
En 2013, L'Humanité a reçu de l'État 6 898 645 € plaçant le journal au 10e rang au regard des subventions reçues

(***) L'Opinion est un quotidien se définissant comme libéral, pro-business et pro-européen, Bernard Arnault deuxième fortune de France, en serait le principal investisseur aux côtés de Nicolas Beytout, la famille Bettencourt première fortune de France, a apporté 3,2 millions d'euros et détient 13,4 % du capital.

 

 

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Jeudi, 26 Mai, 2016 L'Humanité

« La modernité, c’est le progrès social, pas la loi travail ! »

Par Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT

 

Depuis l’annonce de son projet de loi dit travail, le gouvernement a refusé toute forme de concertation avec l’ensemble des organisations syndicales et singulièrement la CGT. Une réunion sur des sujets très larges et puis… plus rien !

D’ailleurs, la première version de ce texte n’a pas été remise en premier lieu aux organisations syndicales mais à la presse.

La CGT dénonce un gouvernement qui impose des reculs sociaux successifs par la loi de sécurisation de l’emploi ou la loi Macron.

La CGT dénonce un gouvernement qui se radicalise en bafouant d’abord la démocratie sociale, puis la démocratie politique avec l’utilisation du 49-3 à l’Assemblée nationale.

La CGT dénonce un gouvernement qui se radicalise alors que 74 % de l’opinion publique se dit opposée au projet de loi travail.

La CGT dénonce un gouvernement qui se radicalise alors qu’un mouvement social porté par quatre organisations syndicales de salariés et trois organisations de jeunesse dure depuis plus de deux mois. Sans compter le fait qu’un cinquième syndicat de salariés conteste de nombreux articles du projet de loi, dont l’inversion de la hiérarchie des normes.

Plusieurs ministres, dont le premier d’entre eux en tête, refusent le dialogue et le débat de fond et ont fait le choix délibéré de l’invective et de l’autoritarisme en ciblant le premier syndicat de France, la CGT, et ouvrant ainsi la voie à la surenchère et aux insultes de la droite et de l’extrême droite.

Le président de la République, le premier ministre et le ministre de l’Économie font la preuve qu’ils sont bien engagés dans un combat, mais un combat loin des réalités sociales du pays et des préoccupations des citoyens, celui de la candidature à l’élection présidentielle en 2017.

Si la CGT salue l’annonce de mesures spécifiques aux jeunes faites par Matignon et obtenues grâce aux premières mobilisations unitaires, alors que le gouvernement fustigeait et dénigrait la jeunesse accusée de ne rien comprendre, elle ne peut que constater qu’elles n’ont rien à voir avec le projet de loi travail. La CGT sera pour autant vigilante à l’application concrète de ces mesures.

Si la CGT salue les avancées dans un accord signé à l’unanimité des syndicats et du patronat de la profession du spectacle sur l’indemnisation du chômage, obtenues là encore par les mobilisations, elle ne peut que condamner l’opposition du Medef et le silence inquiétant du gouvernement.

La CGT dénonce un texte guidé par la baisse du « coût » du travail qui donnerait moins de protection aux salariés et baisserait la rémunération. Ainsi, il faudrait précariser et licencier plus pour embaucher plus ?

La CGT ne peut accepter que, avec ce texte, chaque employeur pourra comme il le voudra « faire sa loi » dans l’entreprise. Le principe de la dérogation au droit collectif deviendra donc la règle.

C’est pour ces raisons que la CGT demande le retrait du projet de loi travail et l’ouverture de véritables négociations pour un nouveau Code du travail identique pour tous, basé sur :

La mise en place du nouveau statut du travail salarié et de la Sécurité sociale professionnelle pour répondre aux enjeux du monde du travail d’aujourd’hui et de demain. C’est-à-dire des droits (emploi, carrière, reconnaissance des qualifications, formation professionnelle, protection sociale…) rattachés à la personne, évolutifs et progressifs qui empêchent tout retour en arrière et transférables et opposables aux employeurs.

Dans le même temps, la CGT revendique de travailler moins, travailler mieux et travailler tous afin de concilier création d’emplois et progrès social.

Parce que oui, la modernité, c’est le progrès social, c’est plus de droits et de sécurité pour l’ensemble des salariés et des citoyens. Pas un retour au XIXe siècle.

C’est pour ces raisons que la CGT demande le retrait du projet de loi travail et demande l’ouverture de véritables négociations pour un nouveau Code du travail identique pour tous.

Tag(s) : #MEDIAS

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