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Article tiré de l’Humanité  le 16 juin 2016

 

L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) table pour une croissance de 1,6% en 2016. C’est finalement peu au regard des milliards d’aides consenties au patronat par le gouvernement.

Selon les chiffres publiés hier par l’INSEE, l’économie française va un peu mieux en cette année 2016 avec un taux de croissance de 0,6%  au premier trimestre quand on attendait 0,4%. Le pays s’acheminerait vers une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 1,6% pour l’année en cours et il se créerait 139 000 emplois marchands cette année pour une création totale de 210 000. Les créations nettes étaient de 195 000 en 2015. Du coup, le chômage pourrait reculer un petit peu et resterait proche des 10% de la population active.

D’ailleurs la production manufacturière n’a augmenté que de 0,1% au premier trimestre. Elle a reculé de 0,9% dans les biens d’équipement et de 1,1% dans l’industrie agro-alimentaire. Hors produits pétroliers, le déficit de nos échanges serait de l’ordre de 22 milliards d’euros en 2016. En fait, la croissance économique a été tirée par la demande  et une partie de cette demande est imputable aux soldes du début de l’année et aux achats de voitures neuves, sans oublier les achats de billets et de téléviseurs en prévision de l’actuelle coupe d’Europe de football.

Certes, l’INSEE nous dit que le revenu disponible brut des ménages devrait augmenter de 2% cette année. Mais, précise l’institut « du fait des revenus d’activité et de la propriété ». Dans cette seconde source de revenus des ménages figurent aussi bien les revenus tirés des loyers par les bailleurs privés que les dividendes perçus par les actionnaires sans oublier d’autres produits financiers. De quoi nous faire oublier que des millions de retraités de disposant pas de revenus annexes voient leurs pensions bloquées depuis 2013.

L’INSEE nous indique dans un encadré de trois pages que « le nouveau plan d’urgence pour l’emploi enrichirait la croissance en emplois et rehausserait le nombre de bénéficiaires  de formation ». Il s’agit du plan « embauche PME » pour les entreprises de moins de 250 salariés avec un cadeau de 2 000€ par an fait à l’employeur pour chaque embauche. Il y aussi le plan « 500 000 formations ». Dans ce même encadré se trouve aussi le chiffre de 18,5 milliards d’euros prélevés sur le peuple pour financer le CICE en 2016, les 7,6 milliards d’euros au titre du pacte de responsabilité signé par le patronat afin de réduire « le coût du travail » pour les salaires compris entre une fois et 3,5 fois le SMIC.

Voilà qui montre que beaucoup d’argent a été mis sur la table des patrons par le gouvernement. Pour finalement obtenir une croissance nette du nombre d’emploi de 180 000 pour l’année 2016. Il est possible que tout cet argent versé aux employeurs contribue d’ici quelques mois à diminuer de quelques milliers le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi. Mais il faudra diviser le nombre de milliards d’euros versés au patronat par le nombre d’emplois « sauvés » pour avoir une idée du coût de chaque emploi créé ou maintenu. En attendant de faire ce calcul, il convient de rappeler que la France comptait en avril plus de 3,5 millions de chômeurs de catégorie A et près de 5,7 millions en y ajoutant les demandeurs d’emplois de catégorie B et C qui ont travaillé quelques heures dans le mois. Du côté des jeunes enfin, le taux de chômage s’élevait à 24,2% à la fin du premier trimestre 2016, en hausse de 0,3% sur le trimestre précédent.

 

Gérard Le Puill

 

 

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Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES

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