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Il aurait pu être le « Mujica » français, à l’instar de l’ancien président de l’Uruguay, le rassembleur, l’homme de la gauche, la vraie, celle de la justice sociale, du respect de l’autre, de la solidarité. Il en a toutes les qualités : le talent, la culture, l’intelligence, la présence. Avec deux défauts : la suffisance et l’arrogance.

Jean-Luc Mélenchon s’est autodétruit. Certains rappelleront son admiration pour François Mitterrand, d’autres son passé trotskyste, sa complicité amicale avec Lionel Jospin. Ceci explique peut être cela. Pourtant, l’explication première n’est-elle pas dans l’égo démesuré du personnage et son anticommunisme camouflé, selon les circonstances, et revenant régulièrement à la surface ? L’inverse de Mujica.

Un micro caché l’avait surpris à la fin d’une émission de radio déclarant que les communistes « il en a rien à foutre ». Puis, des amabilités à l’égard des cocos parisiens, des « pleutres », selon lui. Et récemment d’affirmer concernant les récentes élections législatives en Espagne : « Du moins suis-je débarrassé des parallèles à propos de l’alliance avec les communistes qui semble avoir coûté si cher à Podemos. » Cerise sur le gâteau, une perle : « L’Europe, on la change ou on la quitte », à la manière de Sarkozy « La France tu l’aimes ou tu la quittes ». Il y a entre ces deux hommes d’étranges convergences. Dans la forme, s’entend.

Dommage. J’en connais plus d’un qui, comme moi, sur la base d’objectifs discutés et partagés n’auraient pas hésité à travailler pour le succès de la candidature Mélenchon dans le cadre d’un front de gauche élargi. Trop tard. L’homme s’est dévoilé.

José Fort

Tag(s) : #TRIBUNE LIBRE

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