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http://www.revolutionpermanente.fr 23 février 2017

Les plateformes Serval sont les plateformes de la filiale Enedis anciennement ERDF qui assurent les approvisionnements électriques du réseau public. Organisée en 11 plates-formes qui comptent au total 88000 m² d’entrepôt et 165000 m² de parcs extérieurs et sont réparties sur tout le territoire, Enedis, société anonyme filiale à 100 % d’EDF est chargée de la gestion de 95 % du réseau de distribution d’électricité en France. Depuis mardi, 9 de ces 11 plateformes sont bloquées par les travailleurs ; Gennevilliers, Caen, Ploërmel, Orléans, Riom, Toulouse, Aix en Provence, Lyon, Nancy, tandis que les deux autres plateformes de St Quentin et Bordeaux ne bloquent pas mais réalisent d’autres actions.

Les raisons du mouvement

Les raisons de la colère sont la suppression d’entre 3000 et 5000 emplois chez EDF, 15 000 chez Engie et 2000 sur la distribution, la fermeture des boutiques dans le commerce, la délocalisation de centres et plateaux clientèle, l’ouverture à la concurrence dans l’hydraulique et la privatisation dans le Réseau Transport Electrique (RTE). Pour Johan Laurent, secrétaire général CGT Mines énergies du Finistère actuellement en blocage sur le site de Ploermel, les raisons de ce mouvement de blocage de grande ampleur sont nombreuses : « Engie nous parle de réorganisation, de suppression de personnel, de licenciements secs alors qu’en parallèle ils arrivent à se faire 2,16 milliards de chiffre d’affaire et à redistribuer 67% aux actionnaires. On combat pour un meilleur partage des richesses et on considère que l’énergie publique ce ne doit pas être mis sur le régime marchand »

Une lutte qui continue de s’étendre

Les salariés ont choisis de répondre à ces attaques en organisant les mardis de la colère, transformés ensuite en semaine de la colère avec le blocage de ces points clés. Les manifestants de l’énergie ne manquent pas d’idées ; toute une stratégie est mise en place pour les semaines à venir afin de faire entendre la contestation et faire reculer le groupe sur ses décisions : des actions devant les boutiques, des actions sur le RTE, des actions à la source sur les barrages électriques et sur les lignes à hautes tension. Cette semaine, avec un taux de grévistes de 54 % au niveau national, est la première d’une longue série qui donne le ton aux suivantes, lesquelles devraient toucher les autres branches du groupe.

Face au blocage la réponse de la direction : la répression

Pour Johan Laurent, le comportement de la hiérarchie n’est pas nouveau : « La direction joue avec les moyens de pression habituels donc elle envoie des huissiers de justice, la gendarmerie, il y a des militants qui ont été en garde à vue et qui sont encore en garde à vue, il y a des prélèvements ADN qui sont demandés…ils font de la pression sur les militants pour casser le mouvement donc on n’est pas dans le dialogue, ils sont dans la répression. Comme en 2009 où on avait réalisé des gros mouvements, ils sont dans la même logique ; répression pour casser le mouvement. Et autrement la technique « douce » qu’ils essayent de mettre en place c’est de donner quelques miettes sur des plateformes Serval pour essayer de décanter les grévistes, c’est à dire pas de réponse nationale parce qu’on est quand même sur un ancrage nationale avec des revendications communes et eux ils essayent de donner au niveau local pour essayer de faire lâcher. Cela leur coûte moins cher que de donner au niveau national mais ils sont plutôt sur une « philosophie » répressive comme ça se voit depuis quelques années sur les mouvement sociaux, avec la dernière en date, la loi travail, qui a eu beaucoup de succès dans le côté répressif et présence policière et là ils sont toujours dans cette optique là, pour eux la CGT reste un syndicat à abattre parce qu’on est un peu les trublions du capitalisme donc ils essayent de casser notre structure syndicale à tous niveaux et donc par les militants avec la répression ; des convocations demandées par le procureur, des gardes à vues, des perquisitions. Des militants qui ont été convoqués en gendarmerie à 6H du matin ça sonne à la maison, peu importe s’il y a des enfants ou autre chose, c’est garde à vue. Ca va pas dans l’apaisement, donc derrière nous on va continuer à s’énerver s’ils continuent dans ce sens là, on va rentrer dans des actions encore plus dures ; coupures ou des actions ciblées sur les politiques comme on a déjà fait avant, on avait plus facilement tendance à couper l’électricité chez l’UMP, LR et bien maintenant on coupe au PS puisque c’est une autre forme de droite. »

Désinformation

Pour le moment et cela peut continuer aucun média national n’a relayé ce large mouvement de blocages, Johan Laurent n’est pas dupe de cette situation ; « 90% des médias appartiennent aux grandes fortunes, donc à partir de là, le discours disant qu’il faut revaloriser les salaires et pas forcément les dividendes, pour un meilleur partage des richesses, c’est pas le discours qu’ils vont mettre dans la presse ni dans les médias donc au niveau national on n’est pas relayé !  »

Pour le moment, le blocage est garanti pour la plupart des plateformes jusque vendredi soir et certains continueront jusqu’au week-end et au-delà. Le combat continu comme il est précisé sur le facebook CGT Mines Energies Finistère : « Oui, les objectifs du patronat ne sont pas les nôtres et nos intérêts ne sont pas les leurs. Il n’y a qu’une seule solution pour notre classe sociale : la lutte totale et la nationalisation totale du secteur de l’énergie !  »

Maryline Dujardin

 

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Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES

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