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publié le mercredi 9 août 2017, par Attac France

Le 9 août 2007, se déclarait en France ce qui allait devenir la grande crise du capitalisme financier. Ce jour-là, BNP Paribas gelait les retraits de ses clients dans trois de ses fonds d’investissement. La plus grande banque française ne pouvait plus valoriser les actifs détenus dans ces fonds dont une partie était liée à l’industrie financière des États-Unis en pleine déroute.

Dix ans plus tard, cette crise dure car elle résulte du fonctionnement-même du système économique, dominé par la finance libéralisée, qui s’est mis en place dans le dernier quart du 20e siècle. La crise s’est approfondie car ses dimensions sociales et écologiques ont été largement ignorées par les dirigeants publics et privés, et la plupart des économistes. Loin de trouver une sortie, les politiques néolibérales menées depuis dix ans ont approfondi la crise. Le chômage de masse et la précarité ont été amplifiés par les mesures successives de libéralisation du marché du travail, dont la loi Macron est le dernier avatar.

Les réformes financières minimales n’ont pas remis en cause la logique prédatrice et spéculative de la finance à l’origine de la crise. Sous la pression des lobbies, la nécessaire réforme des grandes banques, principales responsables de la crise financière, n’a pas eu lieu. Ces mastodontes aux pieds d’argile, comme l’illustre la faillite récente des grandes banques en Allemagne et en Italie, continuent de menacer la stabilité financière.

Attac dénonce la volonté actuelle des autorités politiques de revenir sur les modestes réformes financières qui ont suivi la crise, à commencer par Donald Trump aux États-Unis, et Emmanuel Macron en France. En sortant le patrimoine financier de l’ISF, Emmanuel Macron montre sa volonté de favoriser l’accumulation du capital financier, source d’inégalité et d’instabilité. En rejetant la taxe sur les transactions financières, il montre que la lutte contre la spéculation n’est pas une priorité pour le gouvernement.
Dix ans plus tard, les leçons de la crise de 2007 n’ont pas été tirées ! Les citoyens doivent continuer de se mobiliser pour alerter sur les risques d’une prochaine crise.

Tag(s) : #A LA UNE AUJOURD'HUI

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