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Eric Bocquet fait un point sur la dette pour sortir du discours ambiant, constamment seriné depuis 40 ans.

" Parmi les préoccupations majeures constatées dans cette campagne sénatoriale, dans les rencontres avec les nombreux élus depuis plusieurs mois, vient évidemment la question de l’austérité et de la baisse des dotations brutale ces trois dernières années, qui mettent en difficulté les communes pour leur investissement, pour leur fonctionnement, et cette austérité est imposée aux collectivités au nom de la dette.

Pour rappel, la dette des collectivités, dans la dette globale du pays, représente depuis 30 ans maintenant, et de manière stable, 9% au total. 80% proviennent de l’Etat, et 11% de la sécurité sociale. Donc le combat mené aux collectivités est tout à fait injuste de ce point de vue.

Les experts indépendants nous expliquent régulièrement, à longueur d’antenne, que chaque bébé qui naît dans ce pays vient au monde avec une dette de 31 000€ sur la tête. Il n’en sait rien, évidemment il n’en est pas conscient, il n’a pas sali sa première couche que, déjà, il est endetté. Et donc, la question se pose de savoir « à cause de qui ? ». Et bien il est endetté à cause de ses parents, de ses grands-parents, nous disent les experts, qui ont voulu les 35h, les congés payés, la retraite à 60 ans, l’accès à la santé, l’accès à l’éducation…

Et on nous explique aujourd’hui qu’il n’y a plus d’argent pour financer ce modèle social en France. Alors, j’ai mené quelques travaux avec mon frère Alain, député, on a produit un livre, Sans Domicile Fisc, il y a un an maintenant, et ce livre traite du sujet crucial de l’évasion fiscale. L’évasion fiscale qui coûte à notre pays chaque année 80 milliards d’euros. On a fait une petite division : il y a en France, chaque année, 800 000 naissances et donc, si vous divisez 80 milliards par 800 000 naissances, ça veut dire que chaque bébé qui vient au monde aujourd’hui dans ce pays a un crédit de 100 000 euros au titre de l’évasion fiscale. Si on expliquait ça aux gens dans les JT de 20h tous les jours, je pense qu’on pourrait changer la donne et sortir du cercle vicieux de l’austérité.

Après la crise des subprimes en 2007, les Etats ont dû aggraver leur dette, ont dû prêter de l’argent, ont dû apporter des cautions, des garanties financières aux marchés financiers, aux banques afin que le système ne s’écroule pas. Il faut savoir qu’en 8 années, la dette mondiale a augmenté de 57 000 milliards de dollars, pour atteindre le total de 200 000 milliards.

Chaque année, la France rembourse aux marchés financiers entre 40 et 50 milliards d’euros en intérêts versé aux marchés financiers qui nous financent maintenant depuis 1973, depuis le jour où il fut décidé que ce n’était plus la Banque de France, la Banque Centrale qui financerait l’Etat mais les marchés financiers. Et donc, l’an dernier, en 2016, la France a remboursé 44,5 milliards d’euros aux mêmes marchés financiers, ceux qui nous ont prêté de l’argent depuis plus de 40 ans maintenant. Çe qui veut dire qu’on a pas remboursé le premier euro de capital. Et dans la même année, 2016, la France a réemprunté 185 milliards d’euros, sans aucune difficulté d’ailleurs. C’est-à-dire que la notation de la France, le crédit de la France est bon, est tout à fait fiable, nous avons la notation AAA auprès des agences de notation et donc on emprunte. Ça veut dire qu’on est dans un espèce de cercle vicieux qui fait que les marchés financiers ont une rente garantie par l’Etat français, rente éternelle, et dans le même temps, on impose l’austérité perpétuelle aux peuples, aux Etats, que l’on a asservis par le biais de la dette. La dette est devenue une arme d’asservissement des Etats et des peuples dans ce monde libéralisé, dérégulé, financiarisé à outrance. Il est temps, il est plus que temps que les Etats s’affranchissent de cette tutelle, et je citerai pour conclure cette magnifique phrase du philosophe Gilles Deleuze, qui a dit ceci :

« L’homme n’est plus l’homme enfermé, mais l’homme endetté ».

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de la Fédération   du Vaucluse

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Il porte le message des communistes: il ne suffit pas de changer les hommes au pouvoir, c'est le capitalisme qu'il faut  "dégager", car l'exploitation et le capitalisme sont aussi liées que les 2 faces d'une pièce de monnaie. On ne pourra donc  se libérer de l'exploitation sans se libérer du capitalisme!

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Tag(s) : #SE FORMER - COMPRENDRE, #AGIR AVEC LE PCF

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