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Un autre budget est possible

"Le président de la République et son gouvernement ont choisi de faire plus de 20 milliards d’euros de cadeaux aux plus riches. Un choix parfaitement clair, en faveur de celles et ceux qui ont déjà tout, mais aussi des banquiers et des multinationales. Après la casse du code du travail et avec les menaces qui pèsent sur la Sécurité sociale, sur les communes, il s’agit bien d’un véritable projet de société, au service exclusif de la finance qui va provoquer de fortes inégalités sociales et territoriales. Cette vision, nous ne l’acceptons pas. L’argent coule à flots dans notre pays, mais toujours au profit des mêmes privilégiés, en circuit fermé. Ce n’est plus tenable. De nombreuses associations, des syndicats, des personnalités de la société civile, des chercheurs, des forces politiques insistent, dans la diversité de leurs opinions, sur l’urgence de mettre en place un nouveau modèle économique, au service d’une société plus juste, plus humaine, plus écologique. C’est cet objectif-là que nous devons défendre, tous ensemble, pour faire reculer la pauvreté, le chômage et pour faire respecter la dignité humaine. Oui, tous ensemble, unissons-nous. Faisons entendre la voix du monde du travail et de la création pour vivre dans une France ouverte, généreuse et solidaire"

 

VOIR LA LETTRE COMPLETE

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"J’AI MARCHÉ JUSQU’À VOUS,

RÉCITS D’UNE JEUNESSE EXILÉE"

 

Séance unique le mardi 28 novembre à 18h15

Cinéma Utopia Avignon

En présence de Bernard Senet, président du MRAP84, et sous réserve le réalisateur Rachid Oujdi. En collaboration avec l’association 100 pour 1, le MRAP et RESF.

 

Ils sont invisibles parce que la ville préfère fermer les yeux. Autour de la gare St Charles de Marseille, pourtant, la caméra de Rachid Oudji a su débusquer les nouveaux enfants des rues. Ceux qui n’ont même pas un sac de couchage, parce qu’ils débarquent ici sans bagage, hagards après avoir traversé deux, trois ou six pays. On les appelle les « MIE ». Ces « mineurs isolés étrangers » seraient 8000 en France. Le réalisateur de ce Récits d’une jeunesse exilée a suivi un petit groupe, les a vus se présenter au Service d’accueil et d’accompagnement des mineurs étrangers non accompagnés et en repartir souvent sans solution.
Sans fioritures ni sanglots, celui qui avait déjà raconté les chibanis, ces travailleurs immigrés maghrébins retraités comme des hommes entre deux mondes, raconte ces gamins en souffrance. Tous ressentent combien il est dur d’arriver en France seuls, en 2017, quand on a 13 ou 15 ans ; combien la rue est dangereuse pour eux, proies si faciles des réseaux.

Ils s’appellent Omar, ou Roméo, viennent d’Afghanistan ou d’Afrique et se retrouvent dehors dans ce pays qu’ils croyaient accueillant. Les images sont belles comme est belle l’éternelle Marseille, mais, pour eux, elles sont dures, comme sont durs l’exclusion, la faim, le froid, le manque de sommeil. S’ils redeviennent parfois des enfants l’espace d’un instant, souriant aux chanceux qui ont trouvé place dans la grande roue du Vieux-Port, ou se réjouissent de ceux qui sont au chaud dans le monde de la consommation de l’autre côté des vitrines, leur enfance est une longue blessure que Rachid Oujdi effleure, donnant à réfléchir sur ce que signifie aujourd’hui avoir signé la Convention des droits de l’enfant.

Maryline Baumard, Le Monde

 

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Tag(s) : #AGIR AVEC LE PCF

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