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publié lundi 6 novembre 2017 par  SUB-TP-BAM RP (Syndicat Unifié du Batiment de la Région Parisienne )

 

Le 11 novembre prochain, Macron a décidé de rendre hommage au briseur-de-grève et premier-flic-de-France Clemenceau.

A l’occasion des commémorations de l’Armistice, le chef de l’État se rendra dans l’ancien appartement parisien (rue Benjamin Franklin) du « Père la victoire (sur des monceaux de cadavres) ».

Avant d’être pour la seconde fois Président du Conseil, celui qui déclarait à l’époque : « Politique intérieure ? Je fais la guerre. Politique étrangère ? Je fais la guerre. Je fais toujours la guerre », avait déjà démontré toute son allégeance au Grand Capital, dans sa gestion de la conflictualité sociale des années 1906/1909, quand il cumula cette fonction avec celle de Ministre de l’Intérieur.

Intransigeance, violence, provocation, révocation de fonctionnaires, mobilisation de l’armée, arrestation du Bureau confédéral de la CGT, il mit tout en œuvre pour contrecarrer la montée en puissance du Syndicalisme Révolutionnaire qui avait fait si peur à la bourgeoisie le 1er mai 1906.

Les morts de Raon-l’Etape et ceux de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges, soulignent d’un trait sanglant le peu de cas que ce « Tigre » faisait d’une chair à Patron bientôt chair à canon.

Si le Président Macron se contente aujourd’hui de la mort économique et sociale qu’il fauche avec sa « réforme » du Code du Travail, il nous prévient de son intransigeance (et de ses conséquences) au travers de ses références historiques.

Macron fait de l’esbroufe, mais n’invente rien cependant, car Mitterrand, Chirac, Valls et Le Drian s’y sont déjà rendus.
En matière de communication politique, se rendre donc dans les anciens appartements (transformés en musée) d’un tenant autoritaire du pouvoir fait recette chez les tenants de la réal-politique de gauche, celle qui veut que l’on se fasse élire sur un vague colorant rose pour appliquer une politique que même la droite n’ose pas encore totalement programmer.

L’Union Sacrée des amateurs de « l’assiette au beurre » [1], dont le large panel se bouscule autour de la table gouvernementale, ne peut que se retrouver dans le parcours politique d’un Clemenceau ayant débuté comme Maire d’un arrondissement ouvrier parisien.

 

[1] Cette expression pourrait prendre ses origines au XVe siècle, époque où le beurre était un aliment réservé aux riches. Elle fut reprise pour donner le nom à un journal qui attaquait essentiellement les politiques et les gens de pouvoir qui abusaient des pauvres.

 

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REPRODUIRE ET FAIRE CIRCULER

JEUDI 16 NOVEMBRE

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Tag(s) : #TRIBUNE LIBRE

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