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Publié le 3 janvier 2018 par Front de Gauche de Pierre Bénite

Un rapport du Secours catholique déconstruit les idées reçues à l’encontre des personnes en difficulté.

La montée de la pauvreté est une réalité fortes des pays riches. Selon Eurostat, 17,3 % des habitants de l’Union européenne vivaient sous le seuil de pauvreté en 2014, soit 87 millions de personnes (sur 512 millions d’habitants). Autrement dit 2 personnes sur 10 sont pauvres et nous sommes au 21ème siècle alors que de partout les sommes des richesses produites ne cesse de progresser !

En Roumanie, plus du quart de la population est touché (25,4 %), en Espagne (22,1 %), en Grèce (21,4 %) ou en Italie (19,9 %).

Partout, ces taux se sont accrus avec la crise financière de 2008 et les années d'austérité qui ont suivie. La hausse massive du chômage, la précarisation de l’emploi et l'aggravation des inégalités sont les données dominantes. La France n’échappe pas à cette réalité. Entre 2005 et 2015, le nombre de pauvres s’est accru de presque un million selon l’Insee. Au total 8,9 millions de personnes sont frappées, le chômage réel touche de 7 à 8 millions de personnes.

Grâce à sa politique sociale et aux luttes de résistance, malgré les coups portés depuis une dizaine d'années, la France résiste mieux qu'ailleurs avec 14,2 % de sa population sous le seuil de pauvreté (1), l’un des plus bas (16,7 % en Allemagne ou encore 16,6 % en Grande-Bretagne).

Mais en France comme ailleurs en Europe, sous les coups de boutoirs des forces réactionnaires au pouvoir (hausse de la C.S.G, blocage des salaires et des pensions, liberté élargie pour les patrons de licencier sans obstacle etc.) le risque est grand de voir la pauvreté s'élargir encore alors que certains actionnaires continueront de voir progresser leur revenus de façon indécente. Pire ils en demandent encore plus ! Peu importe pour eux le chômage ou la pauvreté !

Est-ce pour cela qu'une campagne est orchestrée contre les pauvres qui seraient jugés comme les seuls responsables de leur situation. Des idées nauséabondes souvent assortie de racisme sont déversées avec l'objectif d'opposer les gens entre eux et d'évacuer les raisons de fond de ces situations inadmissibles.

C'est sur ce fond là que les "sans toits" sont accusés de refuser d'être logés, que les chômeurs sont accusés de tricher ou de profiter du système de sécurité imposé par les luttes, que les parents sont accusés de faire des enfants pour toucher les allocations familiales, que les jeunes exclus du système scolaire sont montrés du doigt car ils refuseraient d'apprendre et de travailler, que les salariés en arrêt maladie sont accusés de profiter de la sécurité sociale pour partir plusieurs semaines en vacances ?

Tout cela s'appuie sur des préjugés dont les pauvres et les salariés avec des bas salaires sont victimes. Au point que le Secours catholique, qui publie chaque année un rapport sur «l’état de la pauvreté en France», a jugé utile dans son édition de 2017, de déconstruire ces idées reçues sur les personnes en état de pauvreté.

Le document revisite un à un les clichés dont elles sont victimes : «les pauvres font des enfants pour toucher les allocations familiales», «les pauvres préfèrent ne pas travailler» ou encore «les pauvres sont des assistés et des fraudeurs». Et aussi «les pauvres ne savent pas gérer leur budget». Il s’agit là, de «l’un des préjugés les plus répandus» selon le Secours catholique.

Pourtant, compte tenu du niveau très faible de leurs ressources, il faudrait plutôt souligner «l’extrême ingéniosité dont font preuve les ménages pauvres pour survivre», une fois payées toutes les dépenses incontournables (loyer, énergie…), souligne le rapport. Les ultra riches protégés par Macron n'ont pas à faire preuve d'une telle ingéniosité, ayant des moyens bien au delà de leurs besoins, ils dépensent sans compter, gaspillent et flambent de manière indécente et nuisible pour la société et pour la nature!

Les bénévoles de l’association ont rencontré 1,4 million de personnes pauvres en 2016. Il s’agit de familles pour lesquelles «le moindre centime compte et doit être alloué le plus efficacement possible aux dépenses de première nécessité». Pour beaucoup, la baisse de l'A.P.L de 5 euros va avoir des conséquences graves.

Loin d’être des flambeurs, les pauvres ont une expertise dans la gestion de budgets extrêmement serrés, ni eux ni les enfants ne partent pas en vacances, certains vont même jusqu’à réduire leur poste alimentation pour boucler leurs fins de mois.

Il n'est plus possible de continuer ainsi, c'est pourquoi il est urgent d'augmenter tous les revenus : salaires, pensions et minima sociaux ! C'est la bataille que doivent mener partout où sont les communistes.

(1) Moins de 1 008 euros par mois pour une personne seule.

 

Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES

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