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Page Facebook de Michel Taupin , membre de Cuba Si France.

publié le 31 décembre 2017

On s'y attendait. L'exposition "Le Che à Paris" provoque un déchaînement de l'extrême-droite hystérique, de la droite la plus bête du monde et de leurs relais incultes, contre Che Guevara de la Serna qui a les honneurs ô combien mérités, de l'Hôtel de Ville de Paris. Ces imbéciles n'ont pas de mots assez durs pour traîner le Che dans la boue et l'attirer dans leur propre fange où l'histoire les reléguera : "Assassin", "ignoble boucher", bourreau de l'épuration" ne sont que des échantillons de leurs vomissures.

Parmi ces haineux incultes, on retrouve les Collard, Wallerand de Saint-Just, Valérie Boyer, Aurore Bergé, Apathie, Goldnadel, Enthoven, Martel, Luc Ferry, j'en passe et des meilleurs. Ils préfèrent et on les comprend, gueuler comme des hyènes, plutôt que se confronter à la réalité des faits qui les renverraient dans les cordes, KO.

Après la chute de la dictature sanglante de Batista qui, selon les historiens, aura été directement responsable en 7 ans, de plus de 20 000 morts (dont beaucoup d'une cruauté sans nom,) sur une population évaluée en 1958 à 6 630 921 habitants, et le triomphe de la Révolution, Che Guevara est nommé chef militaire de la Cabana. Le peuple qui a vécu une tyrannie d'une brutalité inimaginable "a soif de justice". "Nous sommes contre la peine de mort. Mais comment évacuer le climat de colère populaire qui règne après la chute du régime ?" En créant les tribunaux révolutionnaires dont le Che était en quelque sorte le "procureur général", les chefs de la Révolution cherchent à juger les assassins de la dictature en évitant, autant que faire se peut, les vengeances extra-judiciaires. Fidel appelle d'ailleurs solennellement à ne pas se faire justice soi-même.

Dans son livre "Vive le Che", Jean Ortiz cite le biographe nord-américain de Fidel Castro, le journaliste Tad Szulc qu'on ne peut soupçonner de sympathies castristes ou guévaristes : "Il n'y eut, au sens généralement admis, aucun "bain de sang" à Cuba après la chute de Batista." L'écrivain Cabrera Infante qui "changea ensuite de trottoir", considère à l'époque, "qu'il s'agit de cas de justice la plus élémentaire…. Les fusillés sont des criminels reconnus". A l'instar de ce commandant Sosa Blanco qui (parmi d'autres crimes odieux) n'hésita pas une seule seconde à abattre le mari d'une paysanne devant ses onze enfants alors qu'elle le suppliait de l'épargner…

Ce sont les américains qui ont propagé la fable d'un "Che sanguinaire" pour salir son image qu'ils craignaient par dessus-tout. Fable reprise comme un marteau sans maître, par les anti-communistes, anti-castristes et contre-révolutionnaires de tous poils. La plupart des historiens sérieux avancent le nombre de 500 victimes de "l'épuration", tous des sbires de la dictature de la pire espèce. En France à la Libération, il y en eut au moins 10 000. Jorge Castaneda, spécialiste reconnu internationalement, écrit : "Il n'y eut pas de bain de sang ni d'extermination de personnes innocentes…. Ce qui est surprenant, c'est que le nombre de morts et d'abus, soient resté si petit".

Une exposition sur le Che à l'Hôtel de Ville de Paris, était encore inenvisageable il y a quelques années. Souvenons-nous des protestations que nous avions organisées avec Cuba Si France lorsque le maire de Paris d'alors, Delanoë, organisait en grandes pompes, sur le parvis de l'Hôtel de Ville, un hommage solennel en soutien aux "dames en blanc", ces fausses dissidentes cubaines qui vivent des dollars de l'USAID. Les invités s'appelaient Zoé Valdès, Machover et consorts. Des "artistes", comme Lio, s'étaient même prêtés à cette bien vilaine mascarade.

Aujourd'hui c'est possible grâce à l'acharnement de l'association Pachamama de Jean Cormier et Frédéric Brandon. Mais aussi à la bonne volonté d'Anne Hidalgo. Courez la voir cette magnifique exposition, elle en vaut la peine, et plus il y aura de monde, plus les pourfendeurs du Che s'étrangleront de colère. C'est ainsi que le vice rendra hommage à la vertu.

Pour en savoir plus, lisez "Vive le Che" de Jean Ortiz ou "Che Guevara, le temps des révélations" de Jean Cormier. Ajoutez-y Salim Lamrani et vous saurez qui était Che Guevara !

Michel Taupin

 

 

Tag(s) : #TRIBUNE LIBRE

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