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 "Les   puissants   peuvent   tuer   une,   deux   ou   trois   roses,   mais   ils n'arrêteront jamais l'arrivée du printemps"
Lula Da Silva

Rouge Cerise publie ci-dessous un article de la presse cubaine sur Lula avant son incarcération. Merci à  Simone Bosveuil   secrétaire de l'association France Cuba de l'avoir traduit et fait circuler. Source: Digital Editor | internet@granma.cu 7 Avril 2018 14:04:04:51

Rouge Cerise publie également l'appel à la solidarité lancé par le PCF au moment du rejet de l'appel de Lula par la cours suprême brésilienne.

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 Lula a participé à un hommage à son épouse "Je vais obéir à leur commandement."

 C'est ainsi que Luis Inácio Lula Da Silva a confirmé ce matin qu'il se conformera à l'ordre de son emprisonnement, mais il a   précisé   que   "personne   aujourd'hui   ne   dormira   avec   la   conscience   aussi tranquille que la mienne".L'ancien président du Brésil a participé à une messe en hommage à sa défunte épouse, samedi dernier, au Syndicat des Métallurgistes de la banlieue de SaoPaulo où il a été barricadé pendant deux jours pour négocier sa reddition à la police et a dit qu'il n'avait pas peur. "La mort d'un combattant n'arrête pas la révolution, s’est-t-il écrié. "Ils se trompent s’ils pensent que je vais m’arrêter, je n'arrêterai pas parce que je ne suis pas un être humain, je suis une idée", a-t-il déclaré. Lula a affirmé que beaucoup de gens lui ont conseillé de demander "l'asile enUruguay", mais qu'il ne veut pas être un "fugitif". "Je fais quelque chose de très conscient ", a-t-il dit, faisant référence à sa reddition à la police. Cependant, il adit que "plus de jours on me laissera en prison, plus de Lula vont se lever dans ce   pays".   "Les   puissants   peuvent   tuer   une,   deux   ou   trois   roses,   mais   ils n'arrêteront jamais l'arrivée du printemps", a-t-il ajouté.

 "Je suis le seul être humain poursuivi pour posséder un appartement qui n'est pas à moi,  et  ils savent  que  Lava Jato  (Lavage express)  a menti  en  disant qu’il m’appartenait, le MP (Message Privé) a menti de même, et j'ai pensé que (le juge) Moro allait rétablir la vérité, or il m'a condamné ", a dit Lula. Et il a ajouté : "Je n'ai pas besoin de preuves, j'ai ma conviction" (....) "Je n'ai pas peur". Lula a dit qu'il voudrait avoir un débat avec le juge Moro " sur la plainte qu'il a déposée contre moi, j'aimerais qu'il me montre des preuves, j'ai déjà mis les juges au défi" a-t-il dit.1
L'ancien président brésilien a fait référence au "rêve" qu’a signifié pour lui le fait de gouverner et aux mesures qu'il a prises. Dans ce contexte, il a dit : "Si ce fut un crime d'aider le peuple, je resterai un criminel". Il a dit qu'il n'était  pas contre l’affaire du "Lavage express » en elle-même, mais qu'il veut que l’on recherche celui qui a «  volé ».D'autre part, il a dit qu'il traversait maintenant "une passe difficile". "Je suis peut-être dans le plus profond moment de révolte que peut éprouver un être humain, ce n’est pas facile la souffrance qu’end
urent ma famille, mes enfants et ce qu’a vécu Marisa  a déclaré Lula.

Avant,   il   avait   remercié   Dilma   Rousseff  pour   avoir   été   à   ses   côtés   jusqu'à maintenant. "Dilma a été la personne qui m'a donné la tranquillité d'esprit de faire  presque  tout  ce  que  j'ai   réussi à  faire à   la présidence,  en   raison de   la confiance dans le sérieux, la qualité et la compétence technique de Dilma", a-t-il dit en la regardant bien en face.Il a également remercié l'ancien ministre des Affaires Etrangères Celso Amorin,qui a été " le ministre des Affaires étrangères le plus important que ce pays ait jamais eu et qui a fait du Brésil un partenaire mondial " et l'ancien ministre de l'Education Fernando Haddad "qui a connu la meilleure période de l'éducation brésilienne ". Ces deux personnes sont considérées comme le plan B du Parti desTravailleurs puisque Lula ne peut plus se présenter à la présidence.

Il  a également   fait  référence  à   d'autres  militants  qu'il  a  remerciés  pour  leur soutien et a qualifié le syndicat (des métallurgistes) d'"école". "J'avoue que j'ai vécu mes meilleurs moments politiques dans ce syndicat, je n'ai jamais oublié mon numéro de syndicaliste, le 2598 en septembre 1968. Et d'un côté comme de l'autre, la relation que je maintiens avec ce syndicat est à mon avis la plus forte qu'un président ait jamais eue ", a-t-il dit.Lula a également critiqué la presse pour avoir généré une "campagne" et et a déclaré   qu'il   ferait   pression   pour   une   "régulation   des   médias"   afin   que   les citoyens ne soient pas les cibles de "mensonges".

 Traduction : Simone Bosveuil

 

Ndt: Son épouse, Marisa, est morte en février 2017 à l’âge de 67 ans, en pleine tempête politique

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Brésil : la communauté internationale, la France ne peuvent rester muettes
Ce mercredi, la Cour suprême brésilienne a rejeté la demande de l'ex-Président Luiz Inácio Lula da Silva de rester en liberté tant que tous ses recours contre sa peine d'emprisonnement n'étaient pas épuisés.

Ce jugement du tribunal est la suite logique du «putsch» contre Dilma Roussef afin de dégager la route au pouvoir en place contre celui qui est le favori des sondages pour la prochaine élection présidentielle d'octobre. Il est une véritable déclaration de guerre à la présomption d'innocence et donne le goût amer d’une procédure d'exception servant quelques intérêts politiques et économiques, contre le pays, sa souveraineté, le processus démocratique et le peuple brésilien.

Cette décision à double tranchant pourrait être difficile à maîtriser: elle pourrait renforcer une extrême-droite réactionnaire aux aguets et donner l’opportunité au pouvoir du Président Temmer - lui-même empêtré avec d’autres élus de sa majorité dans des affaires de corruption -, pour brandir l’arme d’un état d’urgence renforcé pour étouffer toute contestation d’ici les élections.

Elle intervient au moment où lors du Forum social mondial de Salvador du Bahia le « Comité international de solidarité à Lula et à la démocratie au Brésil » - dont le PCF est signataire - reçoit un soutien massif.

Le silence assourdissant de la communauté internationale concernant cette grave atteinte aux libertés démocratiques n'est pas tolérable, alors que se multiplient par ailleurs les ingérences inadmissibles contre d'autres pays latino-américains tels que le Venezuela.

Face à ce déni de démocratie, le PCF réaffirme son soutien à Luiz Inácio Lula da Silva et exprime sa solidarité au PT du Brésil dans le combat qu’il va poursuivre avec les nombreuses forces progressistes du pays.

Parti communiste français,
le 5 avril 2018

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 LE DESSIN DE YVES

 

 

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