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Un article du site la CGT Monfavet

 

 

Dans ce contexte, deux faits posent particulièrement question : La vente en supermarché depuis le 4 mai de masques chirurgicaux, et la vente prévue de pièces du mobilier national au profit de la fondation “Hôpitaux de France”, présidée par… Brigitte Macron.

 

 

Donc, à partir du 4 mai, les grandes enseignes commenceront à vendre des masques dans leur magasin. Une annonce qui irrite les professionnels de santé. Dans une tribune commune, médecins, dentistes, kinésithérapeutes ou encore infirmiers s’interrogent. Ils se demandent comment les supermarchés peuvent avoir des masques chirurgicaux alors qu’eux-mêmes en ont cruellement manqué et ont dû faire face à des semaines de pénurie.

 

Les commerçants ont-ils privé les professionnels de santé de protection ? 

Comment ont-ils pu trouver si facilement autant de masques alors que les pouvoirs publics eux, se faisaient subtiliser les leurs par les américains, quand ils en trouvaient sur le tarmac même des aéroports ?

 

Cela ressemble quand même furieusement soit à de l’amateurisme, soit à du “foutage de gueule”… Peut-être même à un mélange des deux.

 

Mais aussi, comme le signale Médiapart dans son article « Brigitte Macron, en son Palais, privatise le mobilier :

 

 

 

 

La vente aux enchères au profit de la Fondation Hôpitaux de France présidée par l’épouse du locataire de l’Élysée, de pièces issues du mobilier national. Problème : le mobilier national est inaliénable, et si de rares exceptions sont possibles, les recettes tombent normalement dans les caisses de l’État.

 

« Le Mobilier national a pour mission de meubler les bâtiments officiels de la République française auxquels il prête certains objets de sa collection, forte de 200.000 pièces dont 75.000 à forte valeur patrimoniale et plusieurs objets prestigieux et précieux. »

 

La vente aux enchères de ces biens d’État sera réalisée au profit de la Fondation des hôpitaux de France, organisme de droit privé, présidée par Madame Brigitte Macron, et qui fonctionne normalement avec la collecte des pièces jaunes.

 

Ces meubles appartiennent à tous les français

Mais ces meubles appartiennent à tous les français. Il est quand même ahurissant de faire

prendre pour de l’engagement auprès des hôpitaux, ce qui n’est rien d’autre que la “vente

des bijoux de famille”.

 

 

Brigitte Macron, par un fabuleux tour de passe passe, s’érige en sauveuse du système de soins français que son mari s’évertue, par ailleurs, à abattre.

 

 

Une telle opération pourrait s’assimiler alors à un détournement de biens publics (article 432-15 du Code pénal).

 

Il aurait été, bien sûr, plus simple de solliciter les oligarques et les milliardaires, amis du couple présidentiel, mais non : mieux vaut brader le patrimoine ou faire payer les gens modestes (Ils ont peu, mais ils sont nombreux…)

 

Ce ne sont que deux exemples, parmi d’autres, de la manière pour le moins discutable dont est gérée cette crise sanitaire depuis le début.

 

Promesses et démentis, communication du gouvernement calamiteuse (voir les performances audio visuelles de la si bête porte parole Mme. Ndiaye), primes aux soignants dont on ne voit pas encore la couleur et qui ne seront de toutes façons, qu’un saupoudrage de miettes, allouées avec parcimonie, sous certaines conditions et certainement pas à bon escient.

 

C’est une insulte à leur courage […]

Tout cela est indigne de l’engagement dont ont fait preuve tous les acteurs de cette crise

sanitaire, parfois dans un dénuement quasi complet.

 

 

C’est une insulte à leur courage, leur dévouement, leur oubli d’eux même.

La CGT du CH Montfavet pense que, dans le “monde d’après”, il faudra répondre à toutes les questions, même les plus gênantes. Il faudra rendre des comptes, mais, ne nous leurrons pas, beaucoup de responsables chercheront à échapper à leurs erreurs, leur impréparation, leur amateurisme.

 

De nombreuses plaintes ont déjà été déposées. Espérons qu’elles aideront à y voir plus clair.

 

Les actionnaires engrangent toujours leurs dividendes

La CGT espère que les leçons de cette abominable crise seront tirées et qu’enfin, les gens ayant une véritable utilité sociale soient reconnus à leur juste valeur, car enfin, même dans ce contexte, les actionnaires engrangent toujours leurs dividendes alors que le gouvernement se refuse à évoquer ne serait-ce que l’hypothèse d’une revalorisation de salaire pour tous ceux qui ont tenu la santé du pays à bout de bras.

 

Une telle inversion des valeurs, si elle pouvait voir le jour, augurerait alors très bien de ce que pourrait alors être “Le monde d’après”.

 

 

Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES

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