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Depuis l’accélération de la mondialisation, la CGT s’est élevée pour dénoncer les méfaits d’une mondialisation néolibérale fondée sur un quadruple dumping : écologique, social, fiscal et démocratique. La CGT n’a cessé de les dénoncer en interpellant les gouvernements successifs. 

Dans cette crise sanitaire inédite que nous vivons, la CGT s’est battue pour faire primer la santé sur les intérêts financiers. Son intervention a contribué d’une part, à la généralisation du chômage partiel et à la suppression du jour de carence pour les arrêts maladies. D’autre part, les analyses qu’elle a portées durant les mobilisations contre les réformes de l’assurance chômage, des retraites et contre la précarisation des populations ont conduit le gouvernement à suspendre ces dernières. Ce n’est qu’une première étape ! 

Les responsables du monde d’aujourd’hui nous vendent dans les journaux et sur les plateaux TV, « le monde d’après ». Ce monde d’après c’est aux salariés et aux citoyens d’imposer leurs exigences en faisant prévaloir l’intérêt général sur celui des capitalistes 

Casse des droits sociaux, atteintes aux libertés individuelles et collectives : 

 

LE GOUVERNEMENT EMPOISONNE LES TRAVAILLEURS PAR ORDONNANCES 

La crise sanitaire dont les gouvernements successifs sont responsables en ayant réduit les budgets notamment celui de l’hôpital public sert de prétexte au gouvernement pour finir son oeuvre de destruction massive du Code du Travail et des droits sociaux : 

  • Durée quotidienne maximale portée à 12h et durée hebdomadaire jusqu’à 60 heures, 
  • Possibilité ouverte aux employeurs d’imposer ou de modifier unilatéralement les RTT, les jours de repos et les congés annuels, 
  •  Dérogation au repos dominical, repos compensateur réduit à 9 heures, allongement du travail pour les travailleurs de nuit jusqu’à 12 heures au lieu de 10h, modifications des règles de versement de l’intéressement. 

 

DANS LE MÊME TEMPS, TOUT UN ARSENAL RÉDUISANT LES LIBERTÉS SE MET EN PLACE, TENTANT D’EMPÊCHER LES TRAVAILLEURS DE S’ORGANISER ET DE SE DÉFENDRE : 

Modification des règles des instances représentatives du personnel, refus d’abroger l’ordonnance ayant supprimé les CHSCT, menace sur les élus du personnel, sanction d’inspecteurs du travail, contrôles permanents, entraves à la liberté de circulation, entraves au droit à l’information syndicale. C’est une véritable remise en cause des libertés individuelles et collectives dans les entreprises comme en dehors. 

La crise sanitaire sert de prétexte pour sauver le capitalisme d’une crise économique plus violente que celle de 2008. Les capitalistes n’ont qu’une idée en tête, sauver un système qui leur permet de continuer à s’enrichir sur le travail des autres, de s’accaparer l’immense 

majorité des richesses produites. Boostés par les récentes ordonnances du gouvernement le patronat est euphorique. 

Se débarrasser du code du travail…il en rêvait…le gouvernement le fait en utilisant à outrance les faveurs de l’état d’urgence sanitaire qu’il vient de s’octroyer ! 

Alors qu’une immense partie des travailleurs est en chômage partiel, que les artisans et les petites entreprises peinent pour ne pas fermer, les patrons et actionnaires du CAC 40 continuent de se gaver d’aides publiques et d’exonérations. 

En plus du CICE, des milliards d’€ leur sont versés, toujours sans aucune contrepartie. Une fois de plus l’argent public, donc le nôtre, est le recours pour socialiser les pertes, pendant que les profits continuent. Les plans de licenciements perdurent. Les dividendes continuent d’être versés aux actionnaires pendant que les travailleurs sont placés pour certains en chômage partiel et pour d’autres voient leur temps de travail augmenter… Une partie des travailleurs a continué de produire au risque de leur vie. Le risque sanitaire est toujours présent alors, si les conditions de sécurité ne sont pas requises, faisons-nous entendre par le droit de retrait et par la grève. 

 

DANS LA 6ÈME PUISSANCE ÉCONOMIQUE MONDIALE, LES MOYENS EXISTENT POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DES POPULATIONS : 

  • L’abrogation de la loi d’urgence du 23 mars 2020 et des ordonnances en matière de congés payés, de durée du travail et de jour de repos, 
  • La réduction du temps de travail à 32h et augmentation du SMIC à 1800 € ainsi que les pensions et les minima sociaux sur cette base. 
  • L’Interdiction de versement des dividendes aux actionnaires, 
  • L’Interdiction des plans de licenciements, 
  •  Que Les richesses produites servent aux investissements productifs aux salaires et à l’amélioration des conditions de travail 
  •  Des moyens pour le Service Publique et la Fonction Publique : abrogation de CAP22 et la loi Touraine… 
  • La protection des plus précaires : abrogation de la réforme de l’assurance chômage, gratuité des biens de première nécessité, bloquer les prix, proroger sine die la trêve hivernale… 
  • Des Sanctions pour les spéculateurs, 
  • Le rétablissement de l’Impôt Sur la Fortune (ISF), 
  • La Construction d’un plan de relance. 

 

RIEN N’EMPÊCHERA LES SALARIES, LES RETRAITES, LES PRIVES D’EMPLOI DE SE MOBILISER ET DE SE BATTRE 

 

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Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES

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