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Un article du site de La Provence

 

Avignon-sur-Scène : le petit vélo dans la tête d'Hugo

 

Du 8 au 25 juillet, Paul Fructus arpente l'intra-muros en jouant les mots de l'écrivain

 

PHOTO BRUNO SOUILLARD

Pour "Hugo avis de passage", Paul Fructus, barbe blanche ad hoc, utilise son vélo auquel il a accroché une carriole portant douze sièges de camping.

 

Pas de Ventoux ni de Tourmalet pour cet inédit mois de juillet. Mais sur un parcours plat au possible, un olibrius sur un deux-roues à pédalier et, plus que tout, les mots de Victor Hugo, définitivement sur du grand braquet. À partir du 8 juillet et pendant deux semaines, le comédien avignonnais Paul Fructus a décidé de dire "Go Hugo !" avec une mini-tournée au coeur de sa ville. "Hugo avis de passage" c'est le titre de ce spectacle de 25 minutes que Fructus donnera en solo au Verger Urbain V, au Jardin des Doms ou sur le parvis de l'église Saint-Agricol. "J'arrive à chaque fois sur mon vélo auquel j'ai attaché une carriole achetée sur Internet, et dans laquelle je mets les douze sièges de camping pour les spectateurs" délivre cet artiste chevronné, au verbe haut et à l'humour en bandoulière.

 

Poétique et politique

Le Théâtre des Halles, qui l'accueille trois fois dans le jardin Sainte-Claire, est partenaire de cette séquence hors sentiers battus. "J'ai trouvé l'initiative passionnante" indique Alain Timar, directeur du théâtre. "Paul prend son vélo, amène cette parole à travers la ville, c'est un retour aux fondamentaux. Et cela permet d'aller à la rencontre de spectateurs de théâtre mais aussi de ceux qui ne les fréquentent pas."

 

Depuis une décennie environ, Paul Fructus est devenu "Hugophile", la pièce "Les travailleurs de la mer" ayant été jouée plusieurs centaines de fois. Mais cette fois-ci, il quittera la scène pour être à la même hauteur que le public. "Alors que tout s'écroulait (dans le milieu du spectacle Ndlr), je me suis souvenu de l'époque, il y a 20 ans, où je jouais "Le théâtre ambulant Chopalovitch". J'ai repensé à cette réplique : "nous voyons arriver le déluge et nous croyons nous sauver en nous cachant sous les chaises". Ça m'est resté, c'est devenu mon herbier".

 

De ces représentations à même le bitume, il dit : "ce sera mon petit théâtre à moi. Je suis allé chercher des choses importantes à dire dans la rue, une parole politique et poétique. Par exemple son discours sur la misère à l'Assemblée nationale ou notre besoin irrépressible d'utopies. " Première représentation le 8 juillet à 12 h 15 dans le jardin de Ceccano.

 

Du 8 au 25 juillet dans sept lieux d'Avignon ; gratuit.

 

Par Fabien Bonnieux

Tag(s) : #CULTURE

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