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Il est encore temps de convaincre les abstentionistes


Le discours de Pierre Laurent:

Nous sommes à 72 heures du 1er tour de l'élection présidentielle. Nous allons vivre, mobilisés, l'espoir au cœur, ces heures décisives d'une campagne qui aura été de bout en bout exaltante.

Je veux dire, ce soir, à toutes celles et à tous ceux qui font la force de cette campagne, sa belle et magnifique énergie, je veux leur dire bravo. A tous du fond du cœur, je vous dis bravo.

Comme président du Conseil national de campagne et aussi au nom des communistes dont j'ai l'honneur d'être le secrétaire national, je veux dire, bravo à toi, Jean-Luc, bravo pour cette campagne qui, j'en ai la conviction, marque l'entrée de notre combat émancipateur dans une nouvelle séquence de l'histoire.

Oui, nous avons déjoué les scénarios préfabriqués, nous avons ranimé l'espoir qu'ils voulaient maintenir étouffés.

Dimanche, grâce à notre campagne, une campagne d'idées, de propositions, de convictions, une campagne de réflexion, d'argumentation, de raison et d'action, vous irez voter en femmes et en hommes libres.

Fini le temps où vous alliez aux urnes en laissant la moitié de vos idées aux portes du bureau de vote,

fini le temps des calculs tactiques sur injonction des sondages,

fini la peur d'être à gauche pour rassurer le centre – ce génial argument qui a fait perdre toutes les présidentielles à la gauche depuis 25 ans...

Oui, fini le vote téléguidé avec une main liée dans le dos !

Allez voter tels des citoyens libres et égaux en droits.

Allez voter pour vos idées !

Allez voter pour reprendre le pouvoir.

Allez voter, libres, en femmes et en hommes libres, dimanche pour Jean-Luc Mélenchon.

Avec le bulletin de vote du Front de gauche, vous serez libres de dire clairement et avec force, la tête haute, ce que vous pensez de ce monde absurde et injuste,

libres de dire à tous les profiteurs de la finance : « La récréation est terminée ! Fini de vous gaver en pillant notre travail, en polluant la planète ».

Avec ce bulletin de vote, en femmes et en hommes libres, vous allez congédier Nicolas Sarkozy et son club de patrons milliardaires. Du Fouquet's au Crillon, pour eux, la boucle est bouclée. Eh bien pour nous aussi : messieurs de la haute finance, votre temps est révolu. Partez ! Partez ! Partez et qu'on ne vous revoie plus piller les richesses du pays.

Oui, vous tous ici et toutes celles et tous ceux qui dans le pays sont avec nous ce soir rassemblés dans leur ville, dans leur quartier, dans les campagnes, vous serez libres, dimanche, de dire que la France c'est l'égalité, pas la discrimination ! Que la France c'est la liberté et la fraternité, pas la haine ! Que la France du mouvement ouvrier, c'est la solidarité, celle qui clame « Français, immigrés, même patron, même combat ! », la France qui dit l'ennemi, ce n'est pas l'immigré, c'est le banquier.

Vous l'avez remarqué. Marine Le Pen est revenue ces jours-ci en odeur de sainteté médiatique. Nous ne croyons pas aux miracles. Donc, nous avons compris. En vérité, les privilégiés, fidèles à leur triste tradition, préfèrent le FN au Front de gauche.

Alors, je vous le dis, relevez ce défi, ne vous laissez pas impressionner, restez libres, libres de votre vote.

Rassemblés le 6 mai, nous battrons Sarkozy. Et pour bien préparer cette victoire, pour libérer la démocratie de cette épée de Damoclès, dès dimanche, femmes et hommes de gauche, démocrates, placez le Front de gauche le plus haut possible, loin devant Le Pen et ses discours racistes.

***

Le 29 juin dernier, en lançant notre campagne place Stalingrad, je vous avais lancé un appel : « Ne vous laissez pas voler 2012, entrez en scène, prenez la parole, prenez le pouvoir ! »

Oui, prenez le pouvoir, nous l'avons voulu, vous l'avez fait.

Et aujourd'hui, grâce à vous, tout a changé.

Une à une, nous avons ouvert les portes à des propositions que les autres candidats voulaient ignorer. Des propositions que pourtant la grande majorité des Français met en tête de leurs priorités. C'est vous qui avez imposé l'ordre du jour de cette campagne !

Dès le début, nous avons refusé de mener le débat présidentiel sous la dictée des experts en austérité. « La règle d'or, vous la voulez tout de suite, en 2013, en 2015 ? Pour un an, pour deux ans, cinq ou 10 ans ? »

Nous avons refusé de plier d'entrée de jeu et mis en débat, argumentation à l'appui, la possibilité et la nécessité d'une autre politique.

Nous leur avons tenu tête, seuls, sur le SMIC à 1 700 euros, le salaire de 1 à 20, et le relèvement de tous les salaires. Et les salariés nous ont compris, eux qui souffrent tous les jours avec des paies de misère quand les actionnaires se gavent.

Aujourd'hui, nous avons brisé le tabou. Et voilà le candidat socialiste qui parle enfin d'un « coup de pouce » au SMIC.

Mais pour nous, ce n'est pas d'un petit coup de pouce dont les salariés ont besoin, mais d'un grand coup de poing sur la table des négociations salariales pour dire, avec le monde du travail : « Maintenant, messieurs les profiteurs, ça suffit ! On augmente les salaires et on taille dans les dividendes ! »

Nous avons rencontré les syndicats. Nous avons écouté les syndicalistes au meeting de la CGT sur les retraites, le 31 janvier. Et nous les avons entendus nous rappeler les revendications du grand mouvement que Sarkozy a méprisées.

Nous avons rouvert avec eux le débat sur un engagement clair : le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous ! Cette porte-là, nous ne la refermerons pas !

Nous avons alerté sur les traités d'austérité Sarkozy-Merkel.

Nous avons appelé tous les parlementaires de gauche à rejeter le MES qui était la première pièce de cette machine infernale. Demain, nous tiendrons ferme sur cette question centrale et la majorité de gauche ne pourra plus s'abstenir.

Pour nous, c'est clair. Jamais nous n'accepterons la ratification du Pacte budgétaire et fiscal !

Et nous n'avalerons pas plus la pilule de l'austérité, enrobée de bonnes intentions vides de sens sur la croissance.

Tout nouveau traité européen, renégocié ou pas ! doit être soumis au vote des Français. Là encore, si quelqu'un cherche à la refermer, nous maintiendrons la porte du changement grande ouverte. Et je le dis à mes amis européens, à tous ceux qui luttent en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie, en Irlande, en Belgique, en Hongrie, en Allemagne et ailleurs, tenez bon ! Vous pouvez compter sur nous.

***

Alors, vous l'avez compris, notre campagne a poussé des portes, ouvert des brèches.

Eh bien aujourd'hui, je vous le dis, avec le vote Front de gauche, c'est le moment de pousser plus fort encore et d'ouvrir toutes grandes ces portes du changement.

Élisez la gauche, pas une gauche qui les laissera se refermer, ou qui vous les claquera au nez au moindre coup de semonce des marchés financiers.

Élisez la gauche qui poussera toutes ces portes avec vous quand les forces de la droite, de l'extrême droite, de la finance et du Médef s'arcbouteront pour les refermer.

Avec le vote du Front de gauche, donnez vous de la force !

C'est à vous de prendre le pouvoir, de dire, puisque c'est notre pouvoir de citoyen : « Voilà ce que la gauche doit faire ! »

Oui, je l'affirme, rien ne se fera sans vous ! Vous avez commencé à reprendre la main, eh bien maintenant, ne lâchez rien !

Poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles en votant le 22 avril pour Jean-Luc Mélenchon,

Poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles en manifestant le 1er mai aux côtés des syndicats,

Poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles en infligeant le 6 mai prochain une raclée mémorable à Nicolas Sarkozy, à l'extrême droite et au Médef !

Poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles en élisant les 10 et 17 juin prochains de nombreux, de très nombreux députés du Front de gauche à l'Assemblée nationale,

Poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles en poursuivant avec nous la construction d'un Front de gauche toujours plus populaire !

Investissez les assemblées citoyennes dans tout le pays, faites-en votre affaire ! Inscrivez-vous dans les fronts de luttes, les fronts de la culture, de la santé, de l'éducation, de la recherche, des libertés, du sport et tant d'autres encore.

Oui, amis et camarades, poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles pour que le 22 avril tout ne s'arrête pas mais que tout commence !

Vive le Front de gauche ! Vive ce nouveau Front populaire qui rendra le changement irréversible !

Tag(s) : #AGIR AVEC LE PCF

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