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La présidente du Front nationalMarine Le Pen, a promis lundi 9 janvier une hausse de 200 euros net "sur tous les salaires" allant jusqu'à 1,4 fois le smic, grâce à la prise en charge par l'Etat du même montant de cotisations salariales. La candidate du FN à l'Elysée était interrogée par un auditeur de RMC sur la première "mesure sociale" qu'elle prendrait si elle était élue à l'Elysée.

 

 

 

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dessin Rodho 

 

 

 

Un Article du blog de Gérard Filloche


Non, un salarié payé au Smic ne percevra pas 500 euros de plus par an !

Le  « pacte de responsabilité » annoncé par Manuel Valls devrait s’accompagner, pour équilibrer les 15 milliards d’euros supplémentaires de cadeaux au patronat d’un « pacte de solidarité » de 5 milliards en faveur des salariés.

La disproportion est déjà manifeste car, si l’on ajoute les 20 milliards d’euros annuels de cadeaux au patronat, sans la moindre contrepartie en termes d’emplois, c’est 35 milliards d’euros que percevra le patronat. 5 milliards d’euros, cela ferait 7 fois moins.

Mais surtout, ce qui est accorde de la main gauche, est retire de la main droite. Il s’agit d’un simple tour de passe-passe. Le patronat n’aura pas à financer quoi que ce soit, ce sont les salariés qui financeront l’augmentation de leur salaire net en voyant diminuer leur salaire indirect, les cotisations sociales.

Quel sera le résultat de ce tour de bonneteau ?

Soit le manque à gagner pour la Sécurité sociale sera financé par les impôts. Mais cela ne pourra être que les impôts des salariés puisqu’il a été annoncé la diminution des impôts payés par le patronat : l’impôt sur les sociétés passerait de 37 % à 28 % des bénéfices, la C3S disparaitrait et de nombreuses taxes payées par le patronat seraient supprimées. Comme l’écrivait Alphonse Allais « Il ne faut faire aux microbes aucune peine, même légère ». Mais dans ce cas, qui paiera les augmentations d’impôts nécessaires si ce n’est les salariés ?

Soit le manque à gagner de la Sécu ne sera pas financé par les impôts. Dans ce cas, il n’y aura plus que deux possibilités. Ou les salariés devront renoncer à se soigner alors que plus de 30 % de notre pays ont déjà dû renoncer à se soigner en 2013 parce qu’ils n’en avaient pas les moyens. Ou les remboursements seront faits par les mutuelles ou les assurances complémentaires mais dans ce cas, les salariés verront leurs cotisations augmenter.

Ce qui a été donné d’une main sera repris de l’autre, en fragilisant encore plus, au passage, la Sécurité sociale.

Cette proposition n’a été débattue nulle part. Aucune motion, aucun texte du PS, aucune assemblée de militants ni d’élus, de députés ne l’a envisagée.

Pour la bonne raison que cette proposition est dans le programme de Marine le Pen depuis des années et que nous avons publié des dizaines d’articles, des brochures, des livres pour la dénoncer. Toute la gauche l’a dénoncé, le parti socialiste le premier.

C’est une proposition qui s’attaque à un élément symbolique central du « pacte social français » comme on dit, c’est à dire de ce qui est issu du programme du Conseil national de la résistance.  Il s’agit de casser ce salaire mutualisé collecté et redistribué à chacun selon ses besoins, en cas de maladie, de chômage, de famille nombreuse, de besoin de logement, d ‘accident du travail ou de retraite.

Baisser le brut pour hausser le net n’est pas seulement un tour de passe passe ou une malhonnêteté, c’est une attaque centrale contre tout ce qui fonde la protection sociale en France depuis 1945.

 

 

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Tag(s) : #AGIR AVEC LE PCF
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