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Quelle école pour demain ?

Comment peut-on améliorer le système éducatif à l’heure d’aujourd’hui ?

  

Le ministère de la jeunesse de l’éducation et de la recherche a organisé un débat national sur l’avenir de l’école en 2004. Claude Thélot était le président de cette commission.

15000 réunions publiques ont eu  lieu jusqu'à fin février 2004 dans tous les établissements scolaires de France.

Vingt-deux  thèmes ont été  proposés pour être débattus entre professeurs, parents, élèves, membres ou non de l’éducation nationale. Objectif : « Améliorer le système éducatif de l’école »

 

 Nous sommes en 2012,  huit ans après et  il n’y a eu aucune amélioration de la qualité de vie de nos établissements scolaires. Bien au contraire, les classes sont de plus en plus chargées et de plus en plus indisciplinées.  Fermetures de classes et suppressions de postes se sont  multipliées agravant encore la situation.

  

Les thèmes les plus abordés dans les débats  ont été :

  • Quel socle commun de connaissances, de compétences et de règles  de            comportement les élèves doivent- ils prioritairement maîtriser au terme de chaque étape de la scolarité obligatoire ?
  • Comment motiver et faire travailler efficacement les élèves ?
  • Comment lutter efficacement contre la violence et les incivilités ?

 

                    

Le thème sur la motivation et la façon de faire travailler efficacement les élèves à été vu en priorité pour évoquer les difficultés dont les élèves se plaignent depuis longtemps : l’ennui, la lourdeur du travail, la passivité d’une salle de classe, le manque de communication avec les professeurs, etc. …

Nombre de professeurs constatent quant à eux l’absence de motivation et de travail des élèves, leur indiscipline ainsi que leur manque d’intérêt pour la culture scolaire.

  

Mais comment peut-on être disponible à l’apprentissage des différentes disciplines dispensées par nos écoles ?


  •  Quand l’élève s’est couché tard le soir pour regarder la télévision ou flâner dans les rues avec les copains !
  • Quand il n’a pas déjeuné le matin parce qu’il n’y a rien ou presque rien dans le placard !
  • Quand l’élève doit jouer le rôle de parents et d’enfants parce que certains repères éducatifs n’existent plus ou n’existent pas dans son milieu familial !
  • Quand l’élève n’a pas d’espace à lui pour pouvoir faire ses devoirs à la maison !
  • Quand l’élève dérive dans une délinquance latente ou déclarée !
  • Quand l’élève évolue dans un milieu où les parents sont au chômage !
  • Quand l’élève a des parents démissionnaires devant le système éducatif !

Le vrai problème est bien là !


 Le débat de fond sur les méthodes pédagogiques n’est pas d’aujourd’hui,

 

Il y a deux grands axes :

 

> La pédagogie déductive qui part du principe que les jeunes ne peuvent entrer dans le monde des adultes sans découvrir des savoirs et des règles que l’on ne peut inventer soi même, que l’on ne peut apprendre sans avoir été préalablement instruit.

 

> La pédagogie inductive qui part du constat, de la problématique d’un phénomène quelconque,  pour amener l’élève à résoudre le problème en  élaborant la règle générale ou la loi.


Cette tension conduit à s’interroger sur la possibilité de s’accorder sur les méthodes pédagogiques destinées à faire travailler et faire progresser les élèves.

 

Pourtant beaucoup de démarches pédagogiques ont été mises en place depuis une dizaine d’années pour lutter contre la passivité d’une classe.

 

 Pédagogie différenciée qui cherche à trouver des solutions au problème posé par l’hétérogénéité des classes.

 

Les travaux en groupes restreints ou demi- groupes.

Les études dirigées dans les écoles et les collèges.

Les heures de remédiation et de soutien.

Les «modules» inscrits dans les horaires des classes. (lycées technologiques et professionnels)

L’aide individualisée en seconde.

 Les dossiers d’autoformation.

Les travaux dirigés, les recherches documentaires conduites dans les CDI.

Les visites  des musées et les voyages linguistiques.

Etc....   

Après ce résumé succinct   de l’état des lieux de ce qui se fait dans nos établissements scolaires nous pouvons dire qu’il y a un vrai malaise dans notre société actuelle et  peu d’égalité de chance de réussite pour ces élèves.

 

Et pourtant l’école est un lieu où tout n’est jamais totalement déterminé, où quelque chose reste encore possible. La fonction de l’école est bien la transmission des savoirs. Il s’effectue, pour chacun, de manière active et singulière. Et c’est l’apprentissage réussi qui, à l’école, est véritablement éducatif.


Comme l' indique Philippe MEiRIEU dans son livre : des méthodes actives à la pédagogie différenciée : << L'élève apprend à sa manière, comme n’a jamais appris ni n'apprendra personne. Il apprend avec son histoire, en partant de ce qu’il sait et de ce qu’il est.

Aucune pédagogie ne peut faire l’économie de ce phénomène ; toute pédagogie doit s’enraciner dans l’élève, dans ses connaissances empiriques, ses représentations, son vécu. Apprendre c’est toujours, d’abord être impliqué et se dégager progressivement de cette implication première pour accéder à l’abstraction.C’est un parcours singulier que personne ne peut faire à sa place.>>

 

A partir de ces quelques éléments de réflexions sur un thème parmi 22 proposés par le ministère de l’éducation il est temps de se poser les bonnes questions pour l’avenir de nos enfants.

L’école pour tous, l’égalité des chances, est-ce possible ?

Un haut niveau de formation pour tous, est-ce possible ?

Certainement, mais faut-il encore que le ministère de l’éducation et l’état veuille bien s’en donner les moyens.

D’ autre part, le milieu familial et notamment les parents doivent pouvoir jouer pleinement leur rôle d’éducation auprès de leurs enfants.

La responsabilité des apprentissages dans le cadre du milieu familial ne pourra jamais être transférée à l’éducation nationale.

 Jean-luc BOURGUE

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