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UN CYNISME A SOULEVER LE CŒUR

 

La direction du groupe Unilever, avec à sa tête Bruno Witvoet, vient de recevoir le trophée Euro Stoxx 50 de la gouvernance responsable, des mains de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie et du Développement durable. Les 182 salariés de Fralib-Gémenos (13), sous la menace de licenciements et de la fermeture de leur usine, dont la production devrait être délocalisée en Pologne, sauront juger de la farce à la Tartuffe qui se joue dans les salons feutrés réunissant dirigeants de multinationales et du gouvernement.

Ils la trouveront d’autant plus amère, eux qui ont subi les violences des milices patronales envoyées par cette direction aujourd’hui récompensée. Le système capitaliste, au nom de la bonne gouvernance sociale, récompense l’utilisation de mercenaires contre les salariés qui luttent pour leur emploi, le maintien de l’activité de production de thé et d’infusions à Gémenos, pour l’avenir de leurs enfants. Le terme « gouvernance », imposé dans le langage courant par la pensée dominante, masque la brutalité et la violence qu’infligent les directions d’entreprise aux salariés. Que ne voudrait-on pas faire avaler comme couleuvre aux salariés, simplement en employant des termes plus « soft » ? Ce n’est pas parce que les termes évoluent que les pratiques se transforment.

Quant au trophée attribué à Unilever, on en rirait si des milliers de salariés n’avaient déjà fait les frais de cette fameuse « gouvernance responsable » du deuxième groupe mondial agroalimentaire et de biens de grande consommation. En France, entre 2002 et 2010, les effectifs du groupe ont diminué de plus de 2 000 salariés. De nombreux sites ont connu restructurations, licenciements et fermetures (Miko, le siège social, Amora-Maille, Dove, Timotéi, Signal…). De plus, ce trophée est attribué quelques jours après un arrêt rendu par la Cour d’appel d’Aix en Provence qui justement affirme que les mesures sociales du plan Fralib-Gémenos sont nulles, sans valeur, poudre de perlimpinpin… Le ridicule ne tue vraiment pas.

Il serait pourtant temps qu’Unilever se montre « responsable » et entende les salariés et les nombreuses personnalités du monde politique, cultuel, associatif, syndical… qui exigent le respect de l’arrêt du 17 novembre dernier de la Cour d’appel d’Aix en Provence et crée les conditions du redémarrage et de la pérennité de l’activité de l’usine.

A contrario de cette mascarade, une palme de la lutte courageuse, citoyenne, patriotique devrait être décernée, et notre choix est fait : Bravo aux Fralibiens !

 

Plus que jamais:


BOYCOTT DE LIPTON

LIPTON-FRALIB-copie-1

 


Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES

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