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Les Fralib ont gagné. Héro du temps présent, le Pot de Thé a fait plier le Pot de Fer d'Unilever après 1336 jours d'une lutte exemplaire.  Les Fralib ont démontré qu’avec du courage et de la détermination, unis dans la CGT, il était possible de faire reculer une multinationale puissante, faisant 50 milliards de profit par an. C’est un message d’espoir qu’ils ont envoyé  à tous les exploités, il ne restera pas sans lendemain….

Dans leur combat les Fralib ont tenu à apporter leur soutien aux autres travailleurs en lutte. On se souviendra notamment de leur présence aux côtés des Conti de Vedène dès les premiers jours du conflit jusqu’ à la victoire finale. Les Fralib ont eu à coeur de démontrer qu'à Gemenos, à Carcassonne (chez les Pilpa) ou à Vedène c'est bien la même lutte de classe que les exploiteurs contraignent les exploités à mener et que l’union est le meilleur moyen pour la gagner.

Les Fralib ont bénéficié d'une  très large solidarité, notamment celle des communistes ; André Chassaigne a d'ailleurs présidé leur comité de soutien. Alors que les médias font du  FN le parti des ouvriers, il est bon de rappeler que dans ce conflit il a toujours été du côté des patrons,  ses élus votant contre les aides des collectivités locales aux Fralib.

Pour sa part, notre section Oswald Calvetti,  est fière d'avoir été  aux  côtés des Fralib  tout au long de leur combat: de la pétition "Pour le maintien de l'activité Fralib à Gémenos" en septembre 2010 aux journées de boycott d'Unilever en 2013 et 2014, de la vente du DVD "Pot de Thé contre Pot de Fer" en 2012 à celle du CD "Los Fralibos" en 2014, cela en passant par des contributions financières régulières. Oui la classe ouvrière a un parti : le parti communiste !

Demain les Fralib vont produire avec la SCOP T.I., leur coopérative, des thés et des infusions de qualité. Ils le feront sur un marché dominé par les requins et les règles des multinationales. Le chemin est donc semé d'embuches. Dans ce contexte,  il est donc plus que jamais nécessaire que les Fralib puissent compter sur un large mouvement de soutien en particulier pour acheter leur production.

Aujourd'hui comme hier, soyons à leurs côtés pour démontrer que la production est une chose trop sérieuse pour la laisser aux mains des multinationales. 

Enver

 

 

 

Jour de victoire chez lez Fralib

 

  Article du site de l'Humanité

 

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Ettore Scola aurait pu filmer, hier à Gémenos, l’une de ces « journées particulières» qui font l’histoire d’un pays.

 À l’heure où les revues de presse radiophoniques pataugeaient encore dans la marée noire qui a souillé jusqu’à ce petit village au pied du Garlaban, des employés de Fralib aux yeux brillants de fierté au milieu de leurs machines intactes, concluaient par de longues embrassades leur assemblée générale (AG) avant d’entonner l’Internationale. Une manière de souligner que d’avoir fait plier une multinationale comme

Unilever, dont le PDG, Paul Polman, a son rond de serviette à l’ONU, est une « victoire historique », selon l’expression de Gérard Cazorla, que les Fralibiens entendent partager avec tous les travailleurs, syndicats, partis progressistes, artistes, collectivités locales, élus politiques, ceux du PCF n’étant pas les derniers, qui les ont soutenus tout au long de ces 1 136 jours de lutte.

Le secrétaire CGT du comité d’entreprise ne pouvait d’ailleurs pas retenir son émotion en évoquant, pendant la conférence de presse suivant l’AG, le formidable élan de solidarité qui s’est exprimé dans tout le pays jusqu’à ce 27 mai, « jour anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance » comme le faisait fort à propos remarquer Jean-Luc Bindel, secrétaire national de la fédération CGT de l’agroalimentaire.

De ces 44 mois de « lutte des classes qui a tourné à la haine de classe lorsqu’on nous a envoyé les vigiles », raconte Gérard Cazorla, ils sont 76, sur 182 au départ, à être sortis, nerveusement éprouvés mais moralement indemnes. « Nous n’avons jamais parlé d’argent avec Unilever, mais, jusqu’au bout, nous nous sommes battus pour notre dignité, pour l’emploi et la préservation de l’outil industriel et c’est ce qui a fait notre succès », explique le populaire délégué CGT Olivier Leberquier.

Pourtant, c’est bien le montant des fonds débloqués par Unilever après six mois d’âpres négociations qui faisait le buzz parmi tous ceux qui, dans un brouillard de fumigènes rouges, accompagnaient les dirigeants syndicaux et leur re dout able avocat , Me Amine Ghénime, jusqu’à l’apéro au rosé... de coopérative, servi dans ce qui sera peut-être bientôt la salle de réunion des administrateurs de la Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions (Scop TI).   Unilever a, en effet, fini par lâcher quelque 19,2 millions d’euros, dont une bonne part est constituée d’une prime de 100 000 euros pour chacun des 76, s’ajoutant à leurs indemnités légales. Une autre partie qui concerne la remise à niveau des machines (estimées à 7 millions d’euros et cédées pour l’euro symbolique), l’investissement dans une nouvelle ligne (250 000 euros) ou encore une contribution exceptionnelle à la trésorerie (1,5 million d’euros) devrait permettre un décollage de la Scop TI au sein de laquelle, faute d’Élephant, devrait naître une nouvelle marque méridionale d’infusions aromatiques.  

Hier, les Fralibiens ont endossé un nouveau tee-shirt de lutte intitulé « Scop TI, c’est parti ! ». Ils restent très lucides dans ces nouveaux habits de coopérateurs quant au parcours du combattant qui les attend. Auront-ils les volumes de production suffisants pour atteindre l’équilibre des comptes ? Le gouvernement les aidera-t-il et jusqu’à quel point ? Les irréductibles de Gémenos sont au moins sûrs d’une chose, comme le clamait l’un d’entre eux à l’AG, provoquant des applaudissements enjoués : « Maintenant, on est ici chez nous ! »


 

Les larmes de joie de Gérard Cazorla

 

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la vidéo

 

La Scop oui! Mais pas n'importe comment!

Dès les premiers jalons de leur projet de coopérative posés, les salariés de Gémenos n’ont eu de cesse de réfléchir à ce qu’ils feraient de leur outil de production. A chaque visite organisée pour les  nombreuses personnalités politiques qui se sont pressées aux portes de l’entreprise, ils n’ont pas manqué de souligner combien la qualité des produits issus des chaînes n’avait cessé de se détériorer au fil des années. L’utilisation systématique d’arômes chimiques ayant fini par dénaturer complètement les parfums des thés et tisanes. Il s’agissait donc de repenser tout à la fois la manière de produire mais aussi les conditions d’approvisionnement en matières premières. Cela a fait l’objet de nombreuses prises de contacts, tant avec des producteurs locaux qu’étrangers.                              
Au Vietnam, les représentants des salariés noueront des liens solides avec des agriculteurs en recherche de partenaires désireux d’instaurer des liens commerciaux autres que les traditionnels marchés de dupes coutumiers des grandes firmes internationales. Ce qu’en d’autres termes, on appelle un commerce équitable.  
En France, ils partiront à la rencontre de petits producteurs de plantes aromatiques, désireux de mettre l’amour de leur métier au service de « fabricants » respectueux de la qualité de leur travail. Cela s’illustrera par une remise en route des machines, notamment le temps d’une petite production de tilleul pour la fête de l’Humanité. 
Histoire de dire qu’il n’y a pas que la seule lutte pour l’emploi qui importe aux salariés de l’entreprise.  Mais aussi l’amour du travail bien fait tout au long de la chaîne de production et le respect des consommateurs. 

 
G.L.

Article du site de La Marseillaise

 

 

 

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14 juin

FÊTE DE LA MARSEILLAISE


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Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES

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