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Pour la Confédération paysanne, qui présentait ses vœux à la presse mercredi 14 janvier 2015, les événements terroristes qui ont bousculé l’Hexagone résonnent de manière particulière. « Quelle politique mettons-nous en place pour la liberté d’expression et le "vivre ensemble" défendu par les élus eux-mêmes ? », explique Laurent Pinatel. Le leader de la Confédération paysanne, qui s’est particulièrement mis en avant dans les combats menés par son syndicat, revendique plus que jamais la « liberté d’expression syndicale », faisant allusion aux incursions médiatisées sur le site de la « ferme des 1.000 vaches », et la « répression » policière que le syndicat dénonce.

Mais « le nombre croissant de laissés-pour-compte en agriculture » conforte le syndicat dans ses combats. Après sa lutte contre la « ferme de 1.000 vaches », qui n’en compte pour l’heure que 500, 2015 sera pour la CP une année de mobilisation contre d’autres « projets d’agriculture industrielle » mais surtout contre le Tafta, l’accord bilatéral de libre-échange en cours de négociation entre l’UE et les Etats-Unis.

Le syndicat entend s’opposer au principe même d’un accord bilatéral. « Comment peut-on négocier des tonnes de viande ou de lait contre d’autres marchandises ? » Le Tafta constitue pour le syndicat une pression supplémentaire sur le modèle agricole paysan qu’il défend.

« Nous sommes arrivés au bout de l’actuel modèle agricole. Car il élimine inlassablement des centaines et des milliers de paysans. Et à côté de ça, le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter », insiste Laurent Pinatel, aux côtés de Josian Palach et Mikel Hirribaren. « Notre modèle d’agriculture paysanne est la seule issue de secours ».


« L’AGRO-ÉCOLOGIE DE LE FOLL, UNE SIMPLE COUCHE DE PEINTURE ? »

Et en matière de soutien à leurs revendications, les représentants syndicaux restent plus que jamais méfiants à l’égard du Gouvernement, pour lequel ils portaient pourtant des espoirs de changement lorsque la Gauche est arrivée au pouvoir. « Où en est-on du projet agro-écologique de Stéphane Le Foll ? », s’interrogent-ils. « Va-t-on se limiter à une simple couche de peinture verte sur une industrialisation de notre agriculture ? » Dans ce sens, le rapport Potier sur l’usage des produits phytosanitaires, présenté début janvier par le député, apparaît « édifiant » aux yeux du syndicat.

Tafta, agro-écologie, installation, crise laitière... : tous les sujets de revendications du syndicat seront âprement débattus lors de son congrès électif en avril prochain. Ce dernier aura lieu à Saint-Jean-Pied-de-Port, en plein cœur du Pays Basque, « l’un des secteurs les plus avancés en matière d’agriculture paysanne », assurent les syndicalistes. Avec le syndicat affilié Ehlg (Euskal Herriko Laborantza Ganbara) très bien implanté, le Pays basque est une bonne terre syndicale pour le troisième syndicat agricole.

 

                                                                                         

Site de la Confédération paysanne

 

 

 

Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES

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