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Je ne connais pas Philippe Pivion mais je recommande à tous ceux qui aiment l’Histoire avec un grand H de se précipiter sur Le Complot de l’ordre noir. Parce qu’il est bien écrit, palpitant à souhait, fourmille de rebondissements comme à l’époque des meilleurs romans populaires du XIXème, mais surtout parce que, sans que jamais la documentation ne phagocyte le récit, Philippe Pivion bouscule certaines - fausses -  vérités établies et, en étayant son récit sur des faits indiscutables, rétablit une vérité historique qui déplaira à certains.

Nous sommes en 1934. Louis Barthou, homme de droite modérée et ministre des Affaires étrangères, est convaincu de la terrifiante menace que font planer Hitler et le national-socialisme sur le monde. À ce titre, lui qui n’a pas hésité à expédier à l’ombre des communistes lorsqu’il était ministre de la Justice, déploie des efforts inouïs pour permettre une alliance entre son pays, l’Angleterre qui renâcle, et l’URSS qui voit d’un très bon œil pareille évolution de la politique française. Mais au Gouvernement et dans les milieux patronaux, beaucoup ne l’entendent pas de cette oreille. Barthou finira assassiné à Marseille. Officiellement sous les balles d’un oustachi. En réalité la balle retrouvée était celle d’un policier français et Barthou décèdera après avoir attendu trop longtemps les soins  urgents qui auraient pu lui sauver la vie. Un complot? Déjà? Pourquoi pas? La conséquence la plus évidente de la mort du ministre, ce fut un revirement impressionnant dans la politique française, celui qui conduira à l’abandon des Républicains espagnols, à Munich, puis au choix de la défaite de 1940.  Et, sans doute, au Pacte de non-agression germano-soviétique, hélas…

 Le complot de l'ordre noir.  Philippe  Pivion  - Cherche  Midi - (445 p - 19,50)

Roger  Martin

Tag(s) : #CULTURE

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