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«Échos de la campagne»

    par Roger Martin

 

 


 

 

La Provence du mardi 24 janvier consacre un tiers de sa page 5 à une interview de la candidate du PS, Catherine Arkilovitch.


 J’ai naturellement aussitôt pris connaissance de son contenu, tant il me semble que les deux élections, la présidentielle en mai, la législative en juin, doivent être l’occasion de faire de la politique, d’analyser des situations, de faire des propositions, de présenter un programme politique et les moyens de le mener à bien.

 

Surprise et consternation!

 

Surprise: la candidate passe son temps à se justifier. Non, elle n’est pas « parachutée », oui, elle en a « marre des manigances de son parti », oui, elle en marre de ne pas savoir qui sera candidat FN !

Certes, elle évoque une fois les « causes pour lesquelles elle se bat : l’emploi, la discrimination (curieux, moi je me battrais plutôt contre), les femmes.

Pas l’ombre d’une analyse sur la situation de l’emploi en Vaucluse, ce département classé en 8ème position pour la pauvreté, pas un mot sur Continentale Nutrition, entreprise cependant située sur le territoire de la 3ème circonscription, pas un mot sur la situation de l’enseignement, alors que la ville où elle vient s’installer abrite un collège qui a perdu 8,5 postes à la rentrée scolaire.

En revanche, consternation !, une phrase incroyable. A la question : « Vous n’en avez pas marre d’entendre dire que Jean-Michel Ferrand, le sortant UMP, est imbattable? », voici ce qui est répondu : « Non, il ne me fait pas peur. Je suis un chef d’entreprise, PAS UN FONCTIONNAIRE. J’ai l’habitude de me battre. »

Professeurs des écoles et de collèges, de lycées, postiers, agents de l’EDF ou des impôts, de l’ONF, vous tous qui honorez le nom et le statut de FONCTIONNAIRE, vous voilà avertis!. D’habitude pareilles attaques viennent de la droite et de l’extrême droite !

 

Alors, parce que je ne me suis engagé dans cette campagne qu’avec la volonté de faire reculer la droite et l’extrême droite, parce que je n’ai pas d’ennemis à gauche, parce que pour moi la discipline républicaine qui voit les candidats de gauche se désister au second tour pour celui ou celle d’entre eux, ou elles, arrivé(e) en tête au premier suppose un minimum de respect de ses électeurs et de ses concurrents, je voudrais dire clairement :

  •  De septembre 1973 à septembre 2011, j’ai été FONCTIONNAIRE. À ce titre, habitant à Aix-en-Provence, j’ai dû partir à 830 kilomètres de chez moi pour enseigner en Lorraine. Cela faisait partie du contrat passé avec l’État….
  • J’ai, au cours de ces années, donné, comme l’immense majorité de mes collègues, auxquels j’ai dédié, avant de les renvoyer au ministre Luc Châtel, mes palmes académiques, tout ce qui a été possible pour l’école publique, pour ses élèves, pour l’institution, à Mont-Saint-Martin d’abord, puis pendant 19 ans au collège Charles Doche de Pernes-les-Fontaines…
  • Loin d’ « avoir peur », comme seraient donc censés le faire les fonctionnaires, je me suis toujours battu, syndicalement, au sein du SNES, à la FEN d’abord, puis à la FSU, et plus largement dans des intersyndicales, au cours des luttes pour la sidérurgie puis toutes celles concernant le service public et l’emploi en Vaucluse…
  • Parallèlement je me suis impliqué dans le combat contre le FN, l’extrême droite et leurs idées, présidant pendant 4 ans Le Sursaut, essuyant pendant des années menaces et atteintes, comme ma famille d’ailleurs, ce que chacun sait dans la région…
  • Aujourd’hui, je suis aux côtés des travailleurs de Continentale Nutrition, licenciés non par des fonctionnaires mais par des patrons voraces, des locataires du Pous du Plan dont les revendications viennent enfin d’être entendues après une action de la Confédération nationale du logement…Et, naturellement, la retraite ne m’empêche pas de continuer à militer auprès de mes amis professeurs du collège de Pernes.

Si nous voulons aider à vaincre Sarkozy, mais surtout ceux qui tirent ses ficelles, et avant tout le MEDEF et les représentants de l’Argent-Roi, si nous voulons ensuite battre Jean-Michel Ferrand sur un territoire où il est solidement enraciné, si nous entendons parallèlement faire reculer ceux dont le racisme, la xénophobie, la haine du fonctionnaire et de la fonction publique masquent le soutien séculaire au Capital et au Grand patronat, alors il faut le faire hardiment, en évitant les histoires de café du commerce, le bla-bla, les commentaires perfides et les incantations.

Engageons le combat pour l’Humain d’abord, en faisant des propositions hardies et novatrices, le SMIC à 1700 €, éminemment réalisable en taillant dans les dépenses du budget militaire (quel est le coût de la guerre en Afghanistan, en Irak, en Syrie, demain en Iran ?), en imposant les grandes fortunes, en appliquant un éventail de salaires de 1 à 20 (soit de 2000€ à 40 000€ : il en reste pas mal, non !).


Pour nous, c’est la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui incarne une nouvelle gauche, conquérante, juste, ambitieuse, respectueuse de ceux qu’on n’appelle plus, hélas, les travailleurs et qui constituent les forces vives de la nation.

Dans la 3ème circonscription, avec ma suppléante, Josette Pulitti, conseillère municipale à Entraigues, je serai le candidat de ce programme et je propose aux autres candidats de réclamer avec moi que la presse organise un débat contradictoire à l’élection législative.

Par le passé, ni Jean-Michel Ferrand, ni François Pantagène n’ont accepté ce défi.

Nous verrons si, cette fois, les candidats qui se présentent comme ceux des « grands partis » pousseront leur amour affiché de la démocratie à accepter ma proposition.

Comment mieux juger en effet d’un programme qu’en pareille occasion ?

 

Roger Martin
Fonctionnaire (Professeur) en retraite
 Candidat du Front de Gauche à l’élection législative (3ème circonscription. Cantons de Bédarrides, Carpentras-Sud et Pernes)

 

Tag(s) : #AGIR AVEC LE PCF

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