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Communiqué du Gisti


« Le gouvernement s’est fixé pour objectif de réduire l’immigration légale, en mettant notamment l’accent sur la maîtrise de l’immigration professionnelle et étudiante » [1].

 

La fabrique à sans-papiers marche à plein régime : depuis le décret du 6 septembre 2011, les candidats à un visa ou un titre de séjour étudiant doivent justifier de plus de 7680 € de ressources annuelles - contre 5400 € en 2010.

 

Le ministre de l’intérieur a trouvé un moyen simple et efficace de réduire le nombre d’étudiants étrangers en France : la sélection sociale. Désormais seuls les privilégiés, moyennant devises, auront une chance d’obtenir un titre de séjour pour études. Corollaire immédiat de cette politique : la multiplication prévisible du nombre d’étudiants sans papiers, victimes du nouveau couperet financier institué par le.gouvernement.

Injuste, la condition de ressources est aussi illégale.

Car si l’un des critères d’admission en France pour y faire des études est de disposer de « moyens d’existence suffisants », le niveau de ressources désormais exigé est manifestement disproportionné. Rien ne justifie une telle augmentation d’une année sur l’autre (on aurait aimé que le montant des bourses d’études françaises soit réévalué dans la même proportion !).

Discrimination fondée sur le niveau de fortune, la condition sociale et la nationalité, violation du droit à l’éducation : le gouvernement ne recule devant aucun moyen pour atteindre ses objectifs chiffrés.

Face à ce constat, le Gisti et l’Unef ont porté l’affaire devant le Conseil d’État le 7 novembre dernier.

Contre ces attaques, le Gisti défend une autre voie : celle du respect du droit à l’éducation pour tous, de l’égalité entre tous les étudiants en France et, au-delà, de la liberté de circulation au sein de l’espace éducatif comme ailleurs.

Le 1er décembre 2011
Tag(s) : #JEUNES

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