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Le 6 mai, le soir de son élection F. Hollande déclarait : « Je demande à être jugé sur deux choses, la justice et la jeunesse ». 7 mois plus tard, il est accueilli lors de ses vœux par 300 manifestants, qui l’interpellent sur l’un et sur l’autre au mot d’ordre de « le changement, c’est pour quand ? »


Plus de dix ans de dispositifs d’exceptions en tous genre frappent les jeunes de plein fouet, en faisant de nous une armée de réserve du salariat précaire : salariat étudiant, petits jobs et tâches ingrates en tout genre, apprentissage et stages sous-rémunérés ou pas du tout, intérim, CDD, contrats saisonniers, vacatariat… l'attente est forte au point de la part de notre génération d'autant plus qu'en 2012, avec 65 organisations de jeunesse, nous avions interpellé les candidats pour sortir de ces logiques de précarité et réclamer un « big bang des politiques de jeunesse ».

Les intentions annoncées par le président à l'occasion de ces vœux furent louables. Développer l'excellence, faire confiance à la jeunesse de ce pays, permettre l'autonomie des jeunes par un réel accompagnement : en clair sécuriser nos parcours de vie par la réussite de tous et l'égalité des droits. Pourtant, force est de constater que les propositions qui ont suivi se sont éloignées très vite de cette ambition.

Professionnaliser l'enseignement par une orientation au service des entreprises, développement de l'apprentissage et de l'alternance sans statut, développement de l'engagement par un service civique qui offre une main-d’œuvre précaire aux associations sans parler des accords compétitivité-emploi qui menace le CDI et facilite les licenciements : tout cela ne va clairement pas dans le bon sens.

Nous connaissons hélas trop bien ce refrain qui veut favoriser l'insertion et l'emploi des jeunes par des exonérations de cotisations, des salaires dérisoires et des contrats précaires. Encore une fois, on fait croire aux jeunes qu’ils sont un poids pour la société, et que s’ils veulent des droits, ils devront se solder ! Le patronat sort encore gagnant et obtient encore les cadeaux tant réclamés, comme si les jeunes étaient un poids. Au contraire, nous pensons que c’est justement le fait d’employer cet argent à re-déployer nos services publics ; que ce sont justement les cotisations sociales dont vous allez exonérer le patronat pour l’embauche d’un moins de 26 ans en CDI, qui, en finançant le départ à la retraite à 60 ans, nous permettrait de prendre le relais ! De même, dans un contexte où le patronat liquide 850 000 emplois par an, 6 jeunes du Var, ont appris à leur dépens que les contrats précaires tels que vos emplois d’avenir sont parfaits pour être supprimés sans contrepartie. Comment croire, dans une économie de marché si capricieuse, que la soumission de l’école à leurs exigences favorisera le plein emploi ? Comment croire que des patrons tout puissants puissent décider du sort d'une filière industrielle et de milliers de familles quand les pouvoirs publics refusent d'intervenir en donnant notamment plus de pouvoir au salariés ? Les étudiants ont déjà la réponse, 5 ans après la LRU, eux qui n’ont jamais été autant au chômage.

La justice aujourd’hui hélas resté mot creux pour nos générations, tels que les termes dont on nous abreuve en permanence, « compétitivité »… à l’inverse, ce sont bien des droits concrets que nous proposons, en lançant leur grande campagne pour dénoncer ce patronat-qui n’a que le « coût du travail » et les « charges sociales » à la bouche. Les jeunes d’aujourd’hui n’osent plus parler de «droit au confort », quand Parisot et ses amis s’engraissent. Pourtant, que pèsent un logement décent et une place de cinéma face aux 120 milliards d’euros que confisquent le MEDEF et l’AFEP à l’impôt pour nos services publics, à la sécurité sociale, et même à l’investissement dans les entreprises ? L’effort collectif, la dette, rien de tout ça ne vaut pour les patrons et les actionnaires.

Avec le MJCF et toutes les organisations qui le veulent, conquerrons pour la jeunesse ce droit à travailler, étudier et vivre dans la justice ! M. Hollande, ce n’est pas la jeunesse, mais le patronat qu’il va bien falloir apprendre à dompter si l’on veut tenir ses engagements!

 

 

 

 

Capture d’écran 2012-11-22 à 17.39.05Nordine IDIR

 Secrétaire Général du MJCF

 

Site du Mouvement des Jeunes Communistes:

 http://www.jeunes-communistes.org


Tag(s) : #JEUNES

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