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Négociation autour des contrats courts, un trompe-l'oeil?

Capture d’écran 2011-12-21 à 18.33.32Un article du site:http://www.humanite.fr

 

 

Patronat et syndicats négocient ce jeudi après-midi du recours abusif aux contrats très courts par les entreprises. Un nœud important des négociations que les syndicats, comme une majorité des Français veulent taxer pour en limiter l’usage. Mais il ne faudrait pas que cette avancée permette la casse du CDI.

"Dans un pays où le nombre de contrats de moins d’un mois a progressé de 88 %, il faut inciter les entreprises à faire durer l’emploi. Dans notre mandat, on avait pensé à instaurer une cotisation dégressive sur l’assurance chômage. On ne peut pas traiter de la même manière les entreprises qui jouent le jeu de l’emploi stable et celles qui abusent de contrats précaires." C’est Patrick Pierron de la CFDT qui le disait à l’Humanité. Et pour ce faire, l’idée de taxer les contrats courts, afin de pénaliser les entreprises qui abusent du travail précaire, fait son chemin. 
Y compris auprès des Français, qui selon un sondage « Sondage Tilder-LCI-OpinionWay », sont à 59 % favorables à surtaxe payée par les entreprises sur les CDD de moins d'un mois. Ce sondage révèle toutefois une réalité plus inquiétante que dénonçait notamment le documentaire les Nouveaux Chiens de Garde : le patronat et ses porte-parole ont réussi à faire passer à  la majorité des français interrogé qu’une « réforme » était nécessaire. Une réforme de quoi ? de qui ? Rien n’est évidemment défini. La « réforme » même vide de tout contenu devient intrinsèquement positive.

La négociation sur les contrats précaires ne doit pas permettre la casse du CDI

Si pénaliser les contrats courts reste une avancée, il est surtout à craindre que le Medef cède ici pour imposer de l’autre main le CDI précaire. C'est-à-dire empêcher notamment de nombreux recours judiciaires pour licenciement abusif. Ce que le Medef ose appeler "sécuriser les plans de licenciement".

"Ces contrats vont à l'inverse de l'objectif de la négociation. Le CDI intermittent doit sortir du texte autrement il n'y aura pas de signature" de la CFDT, a assuré Patrick Pierron, et on espère que la centrale s’y tiendra. De leur côté, la CGT et FO restent inflexible : "On reste fondamentalement sur un texte qui organise la déréglementation du marché du travail", a déclaré Agnès Le Bot de la CGT, quand FO refuse d’être "le fossoyeur du Code du travail".
Un autre sondage, de BVA cette fois, montre que plus des deux tiers de Français considèrent qu'il faut préserver le contrat à durée indéterminée dans sa forme actuelle et près de 60% qu'il faut d'abord empêcher les employeurs de licencier aussi facilement qu'ils le font aujourd'hui.

 

Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES

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