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Marine Le Pen se savait scrutée, attendue au tournant jeudi soir, lors de l’émission « Des paroles et des actes » de France 2. La candidate du Front national avait bien tenté d’éviter la confrontation, éructant à tout va.

Avant l’entrée en scène de Jean-Luc Mélenchon, la candidate du FN avait d’abord omis de demander le départ du président syrien Bachar Al-Assad, bourreau de la ville de Homs. Par la suite, lors du premier débat, elle n’avait pas beaucoup d’efforts à faire pour convaincre Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. Une connivence qui ne semblait pas choquer David Pujadas. Ainsi, droite extrême et extrême droite se dorlotaient tranquillement. Henri Guaino l’a comblée de mots doux, lui a susurré à quel point elle « avait raison » sur « l’immigration qui est un problème »…Avec l’appui d’un tel personnage, Marine Le Pen semblait aux anges, gratifiant au passage d’un « merci, c’était très agréable » la discussion de caniveau entretenue. Dans ce moment, elle semblait oublier à quel point elle n’était qu’un jouet d’une politique ultra-libérale dangereuse pour les peuples : « Le Pen mobil » du gouvernement.

 

« Si j’étais un leurre, vous n’auriez pas si peur ! » 

A l’arrivée sur le plateau de Jean-Luc Mélenchon, le masque est vite tombé.

Marine Le Pen était terrifiée. De peur d’être mise face à son programme rétrograde et ouvertement xénophobe, elle a nié l’essentiel. Eternelle « victime », elle a nié le débat démocratique, s’est effrontément accaparé une émission du service public, refusant ainsi d’entendre le cri du peuple et la nécessité de propositions concrètes. Loin de s’en laisser compter, Jean-Luc Mélenchon a dégainé le premier. Un tir nourri sur des éléments du programme du FN : l’Aide Médicale d’Etat (AME) en faveur des sans-papiers que le FN souhaite annuler.

 

Elle a tressailli, agité ses fiches, en vain…Elle était cernée. « Vous êtes un leurre », a-t-elle lancé. «Si j’étais un leurre, vous n’auriez pas si peur ! », a répliqué le candidat du Front de Gauche. "Dès qu'elle tombe sur quelqu'un qui lui montre que ses argumentaires sont faux, elle regarde ses papiers comme elle est en train de le faire, elle regarde ailleurs car elle a peur", a dénoncé le candidat du Front de gauche. "Votre mépris me laisse indifférent et j'ai l'intention de combattre votre infâme parti et votre infâme politique partout où je le pourrai", lui a asséné Mélenchon.

 

A quand un débat Sarkozy – Mélenchon?

Le débat a ensuite tourné court. Marine Le Pen était groggy. La citation de l’écrivain collaborationniste Robert Brasillach par son père ? Rien, elle ne répondra de rien. Face à son silence éhonté, Mélenchon a dénoncé, mis en lumière ce que prône le FN : sur l’égalité hommes-femmes, sur les opinions sur les opinions de Louis Aliot, concernant « l’avortement de confort ». Que nenni Marine Le Pen a fui en avant, avec tout le mépris qui convient à ses idées. Le candidat du Front de Gauche en sort grandi, mais d’ici au 22 avril, la route est encore longue ! Vivement le débat Sarkozy-Mélenchon !

Tag(s) : #AGIR AVEC LE PCF

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