Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

UEC-attention-Rackett.jpg

Dans une interview publiée ce jour dans « les Échos », Louis Vogel, président de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), revient sur les réformes de l’enseignement supérieur depuis 2007 et pose ses attentes pour les élections qui arrivent. Encore une fois, le président de la CPU se satisfait de l’autonomie, des pôles d’excellence qui instaure une Université à deux vitesses, mais cette fois, il va plus loin.

Au désengagement financier de l’État sous prétexte de la crise, qui a pour conséquence le gel de plus de 1000 postes d’enseignants, la faillite de 9 universités, le siphonnage des budgets du CROUS, le creusement de la fracture géographique et sociale, Louis Vogel voit deux solutions : l’augmentation de la participation des entreprises et la hausse des frais d’inscription.

 Cela reviendrait à rendre encore moins accessible l’enseignement supérieur aux plus précaires, aux familles les plus pauvres, et à détruire nos qualifications, faisant de nous une main d’œuvre corvéable à merci et jetable. Doit-on rappeler que le nombre de fils d’ouvriers et d’employés peu qualifiés a baissé de 6% l’année dernière ? Doit-on rappeler qu’un étudiant sur deux est déjà contraint de se salarier pour financer ses études, et que cela veut dire qu’un étudiant a une chance sur deux d’échouer sa première année de fac ? Doit-on rappeler que depuis que c’est le patronat qui fixe ses exigences, les jeunes diplômés n’ont jamais aussi longtemps été au chômage avant d’être déclassés à l’embauche (29% contre 21% sur la génération précédente). Et la réponse de M. Vogel est la suivante : permettons aux loups du patronat de dévorer ce qu’il reste, et rackettons les étudiants !

Pour les étudiants communistes, de la campagne pour la nationalisation du logement étudiant aux combats menés sur les bourses, assez d’un enseignement supérieur de la pénurie qui fait de nous l’armée de réserve du salariat précaire voire gratuit! Nous revendiquons un service publique d’enseignement supérieur et des œuvres universitaires revalorisées qui remplissent toutes les conditions d’une Université émancipatrice.

Les députés communistes ont déposé un projet de loi pour sortir les jeunes de la précarité et nous permettre de prendre notre avenir en main. Cela passe notamment par un véritable service public de l’éducation permettant l’accès et la réussite de chacun.


Tag(s) : #JEUNES

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :