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La fusion entre les groupes PSA et FCA sera effective le 16 janvier prochain.

Ce rapprochement fera de ce groupe le quatrième constructeur automobile mondial sur le plan des volumes avec 7,9 millions de véhicules vendus (chiffres de 2019) avec 54 usines, 14 marques et 23 plateformes.

C’est une logique de partage de coûts « gagnant-gagnant » comme PSA l’avait déjà  effectué en 2012 avec General Motors.

  • Pour PSA, commercialement cela peut s’avérer une affaire plus qu’intéressante en couvrant une gamme complète de véhicules : Fiat Chrysler Automobiles (FCA), spécialiste des petites voitures, segment que PSA avait abandonné depuis plusieurs années en raison d’une marge financière insuffisante pour les actionnaires.   PSA profiterait aussi du catalogue pick-up et gros modèles américains de FCA  et d'une nouvelle couverture géographique  des marchés nord-américains et un développement dans les pays d’Amérique latine et en Chine.
  • Pour les deux constructeurs  cela permettrait de partager les dépenses R&D à venir  (batteries, hydrogène, véhicule connecté ou autonome)  et donc d'économiser en les amortissant sur un nombre plus grand de véhicules. Les achats bénéficieraient  d'économies d’échelle, d'un plus grand pouvoir de négociation et de l’accès à de nouveaux fournisseurs.
  • Pour FCA  la fusion lui donnerait un accès rapide à une plateforme électrique pour échapper aux amendes CO2 (les crédits de Tesla ne  lui suffiront pas).

 

Et l’emploi et les salariés dans tout ça….. ?

Les fonctions supports pourront être fortement touchées et la chasse aux doublons, dans tous les secteurs d’activités mais aussi chez les fournisseurs, risque de voir le jour rapidement.

Les risques de casse sociale sont vraiment réels, d’autant que le nouvel ensemble n’a cessé de revoir à la hausse le montant des synergies escomptées.

Le groupe fusionné pourrait étendre l’organisation industrielle de PSA aux usines de FCA avec le compactage et la baisse de volumes des sites avec pour conséquence une dégradation des conditions de travail.

Les directions de PSA, comme de FCA doivent être transparentes sur ce rapprochement et tenir compte des intérêts des salariés pour être à la hauteur de ce que l’on attend d’une entreprise industrielle du XXIème siècle.

Cependant, beaucoup de faits nous font déjà comprendre que cette fusion est avant tout financière en atteste le siège de ce nouveau Groupe au Pays-Bas. Un pays qui offre de nombreux avantages fiscaux et une réglementation plus souple.

Pour la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT, les moyens financiers générés par ce rapprochement doivent servir avant tout à répondre aux nouveaux besoins technologiques, écologiques et sociétaux, en investissant dans la recherche mais aussi dans la formation des salariés. Cela doit également permettre l’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance de l’engagement des salariés notamment par l’augmentation des salaires pour tous les salariés du groupe dans le monde.

Montreuil, le 05 janvier

Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES

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