Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Capture d’écran 2011-12-27 à 20.50.29

 

Un série de bonnes nouvelles pour les salariés.....

L'inspection du travail a refusé le licenciement des salariés protégés de Fralib, considérant que le motif économique invoqué par la fermeture du site était sans fondement.

Les Fralib sont prêts à redémarrer leur usine, ils ont un projet alternatif qui tient la route, ils demandent à la société UNILEVER de céder la marque l'Eléphant (qu'elle est incapable de faire vivre) et de leur donner, les premières années, une partie de sa production en sous-traitance, le temps que la nouvelle société apprenne à voler de ses propres ailes.  

De plus comme il y a un an François Hollande, alors candidat, était venu  les rencontrer pour leur promettre son soutien les Fralib ont demandé à le rencontrer et la réunion est fixée au 31 août.

 

.....Inadmissible pour le PDG et les actionnaires d'UNILEVER

Paul Polman, le PDG d'UNILEVER, a donc décidé de faire monter les enchères. Ses amis du Figaro publient ce matin un entretien au titre édifiant "La colère du PDG d'UNILEVER contre la France". Rien que ça! link 

On y lit notamment: “Il n'est pas question de céder la marque Éléphant ou de sous-traiter des volumes. Si la France ne respecte pas ses lois, cela fera peser un risque sur les investissements en France"

Guerre aux salariés donc et chantage à l'emploi dans les autres usines du groupe en France (Il est vrai qu'il y règne déjà une ambiance bien particulière comme on pourra s'en convaincre en consultant le site de la CGT d'UNILEVER link).

 

 Une attitude qui appelle une riposte sans mollesse

Si on comprend bien UNILEVER s'arroge le droit de mettre les salariés au chômage pour faire plaisir à ses actionnaires et aussi de priver la France de production si elle refuse de lui dire merci.

Au nom du sacro saint profit UNILEVER fait pression sur le gouvernement  pour qu'il s'engage dans l'austérité et laisse tomber les travailleurs.

Dans cette situation celui-ci ne peut plus hésiter: soit il se rend dans la grande tradition de Jospin ("La politique ne peut pas tout" avait dit ce dernier avant d'avaliser le licenciement boursier et massif des ouvriers de Michelin), soit il soutient fermement les travailleurs et met la pression sur UNILEVER qui investit très peu en France mais y fait beaucoup d'affaires.....

Voter une loi interdisant les licenciements boursiers, comme le proposent les députés du Front de Gauche, serait un bon premier pas, donner des droits nouveaux aux travailleurs pour reprendre les usines et les marques que les patrons se montrent incapables de gérer serait un suite logique. On jugera aux actes.

A cette heure les Fralib n'ont pas encore réagi à cette nouvelle provocation. Gageons qu'ils sauront proposer une réplique à sa mesure. Si le soutien des communistes et du Front de Gauche leur est acquis ils doivent aussi pouvoir compter sur l'appui de tous les progressistes car, comme pour les Conti de Vedène et tant d'autres, « les soutenir, c’est affirmer l’indispensable solidarité sans laquelle, un à un, chacun dans notre coin, nous serons mangés à la sauce libérale... »

De plus leur victoire démontrera une nouvelle fois que si les patrons ne peuvent pas produire sans les travailleurs, les travailleurs peuvent, eux, très bien produire sans les patrons. On s'interrogera alors sur le bien fondé de laisser à ces derniers la propriété des grands moyens de production...

 

En attendant et jusqu'à la victoire:

Capture d’écran 2011-12-29 à 17.43.51

  _________________________________________________________  

 

 

  Conti: 208 jours de protection de l'usine 


  Capture d’écran 2012-08-01 à 21.04.29"Les soutenir, c’est affirmer l’indispensable solidarité sans laquelle, un à un, chacun dans notre coin, nous serons mangés à la sauce libérale..." R.M.

 

   http://www.solidaritepourlescontis.fr/ 

 _________________________________________________________  


Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :