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Traité européen/sondage Humanité :

« Les français veulent savoir, débattre et décider ! »

 

Pierre LaurentLes Français veulent décider par eux-mêmes de la ratification ou non du Traité européen. C'est le résultat indiscutable du sondage publié par L'Humanité aujourd'hui. Ils ont raison.
D'abord parce que François Hollande s'était engagé à renégocier le traité s'il était élu. Ceux qui lui ont donné la victoire ont chassé Sarkozy pour rompre avec sa politique. Les Français ont déjà prouvé qu'ils avaient à cœur et qu'ils étaient en mesure de s'emparer des enjeux européens. Les Français veulent une Europe plus proche. On ne peut pas en même temps leur faire le reproche de ne pas « s'intéresser » à l'Europe et les en empêcher quand ils veulent savoir, débattre et décider.
Ensuite, parce que ce traité engage l'avenir du pays et que les Français ont droit à la transparence et à la vérité dans un grand débat public.

Ce traité contient un abandon de souveraineté nationale et une régression démocratique qui empêcheront toute réelle politique de changement. Les français ne l'ont pas encore lu, mais si ce texte est si bon ou si peu dangereux, pourquoi ne pas les laisser en juger par eux-mêmes ?

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

 

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Sous le manteau pourpre..... 

Editorial de l'Humanité de Patrick Apel-Muller

 

Capture-d-ecran-2012-08-27-a-21.14.34.pngLes résultats de notre sondage CSA sont sans appel. Soixante-douze pour cent des Français souhaitent qu’un référendum soit organisé pour ratifier le traité européen qui instaure à l’échelle du continent la règle d’or chère à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

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Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle sont les plus nombreux à le souhaiter, mais c’est également le cas des deux tiers des électeurs socialistes qui ont en mémoire le onzième des soixante engagements de François Hollande qui prévoyait la renégociation du traité. Pour l’heure, rien de consistant n’a été obtenu et c’est toujours sous la toise des marchés financiers qu’il s’agit de courber les peuples du continent, de les enfermer dans une austérité à perpétuité. « Les privilégiés égoïstes, écrivait Jaurès, veulent jeter sur leurs privilèges le manteau pourpre » de la raison et de la vertu. C’est tout le contraire en la circonstance : les milieux dirigeants allient l’injustice à l’inefficacité qui conduit à la récession et même à des reculs de civilisation, comme en témoigne le cortège de souffrances qui emporte la Grèce. Alors qu’il faudrait l’en libérer, François Hollande a souhaité, à la fin de la semaine, que ce pays s’y conforme docilement. Comment l’Europe pourrait-elle survivre longtemps à une loi si inhumaine ?

 On comprend mieux pourquoi les partisans de cette règle d’or et de cette poigne de fer (les sarkozystes, réunis vendredi à Nice) ou ceux qui ne se sentent pas le courage de les combattre (une bonne partie des dirigeants socialistes réunis à La Rochelle) préféreraient ne pas être obligés à un débat public qui dévoilerait les dangers de ce traité. Faut-il pour autant se prêter à une violation de la souveraineté populaire en écartant le peuple de ce débat ? Faut-il commettre cette sorte de coup d’État à froid qui entraverait les possibilités de réformes progressistes à l’avenir ? L’opinion sent bien que cette volonté de ratifier ce texte en se passant de son consentement cache de troubles desseins. C’est pourquoi elle veut être consultée.

 Jean-Marc Ayrault sent ce trouble et a voulu, ce week-end, imposer une discipline de fer à sa majorité gouvernementale. En effet, une grande partie des militants d’EELV est hostile à l’imposition d’un tel traité et le malaise court parmi les militants socialistes. Récemment, seize députés PS ont demandé au président de « peser davantage sur le débat européen ». Le premier ministre a agité, comme à chaque échéance européenne, la menace d’une extinction du projet européen, d’une « très grave faute politique, voire morale », et d’un affaiblissement de la France. C’est au contraire l’irrésolution, la recherche d’un compromis à n’importe quel prix, la peur d’affronter le mur d’argent qui rendent inaudible la parole de nos gouvernants. De quelle formidable autorité serait investi François Hollande s’il se rendait à Bruxelles ou à Berlin fort du vote d’une majorité de Français blackboulant la perspective d’une austérité à perpétuité ! Le référendum sur ce sujet ne serait pas une entrave mais un formidable tremplin pour qu’à l’échelle du continent la règle deviennent « l’humain d’abord » plutôt que les dividendes, pour garder une raison d’être à la gauche européenne.

 Les partisans du Front de gauche, qui tenait le week-end dernier son université d’été à Grenoble, vont se consacrer à faire prévaloir cette exigence

d’une consultation du peuple. La Fête de l’Humanité sera la caisse de résonance géante de ces débats. Rendez-vous donc à la mi-septembre.

 

Site de l'humanité: http://www.humanite.fr/      _________________________________________________________  

  Conti: 215 jours de protection de l'usine 


Capture d’écran 2012-08-01 à 21.04.29  "Les soutenir, c’est affirmer l’indispensable solidarité sans laquelle, un à un, chacun dans notre coin, nous serons mangés à la sauce libérale..."

 

   http://www.solidaritepourlescontis.fr/ 

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Tag(s) : #AGIR AVEC LE PCF
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