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Des crimes abominables ont été commis par le colonialisme français. Ils resteront à jamais gravés dans ma mémoire"

André Meyer

La Guerre d’Algérie (ce que certains appelaient « événements d’Algérie ») a été une tragédie. Pendant plus d’un demi-siècle la plupart de ceux qui l’avaient vécue se sont tus. Puis les langues se sont déliées, des témoignages ont été publiés. Et l’on a vu fleurir les ignominies des « nostalgériques », au fur et à mesure que s’élevaient dans le Midi puis au-delà à présent les stèles et les plaques à la mémoires des putschistes de 1961 et des assassins de l’OAS.

Parallèlement, l’anticommunisme aidant, les articles et documents se sont multipliés , attaquant le Parti communiste français, tantôt pour en faire le responsable de la perte de l’Algérie française et le « complice des fellaghas », tantôt pour mettre en cause ses positions politiques de l’époque et son vote des Pleins Pouvoirs.

Curieusement (pas tant que cela finalement !), la responsabilité des dirigeants politiques à l’époque, de la SFIO et de son dirigeant Guy Mollet, d’un François Mitterrand qui, ministre de l’Intérieur puis de la Justice en 1956,  signera l’exécution de 45 Algériens, de De Gaulle revenu au pouvoir après le coup d’État du 13 mai 1958 (car c’était bien un coup d’État), ne semble guère indigner ceux qui continuent à faire de l’anticommunisme leur fonds de commerce.

Notre camarade André Meyer a vécu cette guerre, n’a jamais pu oublier. Comme des milliers d’appelés, qui se sont murés dans le silence. Aujourd’hui, pour ses proches, pour ses amis, il a décidé de témoigner.

Rouge Cerise a décidé de publier ce document, pétri de sa souffrance à l’évocation de souvenirs lancinants mais éclairé aussi de sa lucidité et de son refus de voir le Parti communiste, seul en tant que parti politique à s’être dressé contre les guerres coloniales, être, une fois encore, mis au banc des accusés.

On écoutera avec intérêt Jean Ferrat, dans sa chanson  UN AIR DE LIBERTÉ,  s’adressant à Jean D’Ormesson, alors directeur du Figaro, pour rappeler la honte des guerres coloniales et la mémoire de ceux qui les combattaient.

Rouge Cerise

 

 

 

MA GUERRE D'ALGÉRIE (1954-1962)

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Tag(s) : #SE FORMER - COMPRENDRE
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