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Providence pour 95% des médias, le Coronavirus a bon dos. Un grave tremblement de terre dans l’ex-Yougoslavie, la maladie qui frappe dans la bande de Gaza, l’hécatombe qui menace 900 000 Royinhas parqués au Bangla Desh dans le plus grand camp de réfugiés au monde, broutilles que tout cela pour les journalistes couchés à la Pascal Praud, les « consultants » et autres « spécialistes » médiatiques autoproclamés! Comme si le monde n’était pas en guerre, comme si le Moyen-Orient n’était pas à feu et à sang,  comme si les pauvres ne continuaient pas à souffrir!

On ne s’étonnera pas alors du peu de retentissement d’une information capitale : Bernie Sanders a jeté l’éponge. Biden reste le seul candidat en lice du Parti démocrate pour les prochaines présidentielles.

Une voie royale pour Trump, dont nous aurions tort de croire que la dinguerie, les outrances verbales, les menaces permanentes suffiront à le neutraliser.

Aujourd’hui, Trump n’a jamais été aussi dangereux et aussi proche d’une réélection.

À longueur de journée, il occupe l’espace médiatique, multiplie conférences de presse et déclarations tonitruantes. Il joue la carte du « parler vrai », de l’électrochoc. Moi, je dis la vérité au peuple américain. La situation est terrible, mais nous en avons vu d’autres et d’ailleurs vous êtes prêts, j’en suis sûr, moi le Commandant-en-chef, à mourir pour que vive l’Amérique.

Et, face à lui, le vide, le néant. Un candidat démocrate inodore, incolore, sans saveur, muet surtout, qui fait la démonstration jour après jour de sa nullité.

Je suis en colère : il y a un mois, lors d’un Festival polar chaleureux et passionnant, à Vierzon, que notre camarade Nicolas Sansu allait conserver à la gauche la semaine suivante dès le premier tour, j’ai entendu des gens que j’aime infiniment, des progressistes, m’expliquer que, bien sûr, ils estimaient Sanders, mais qu’il était trop à gauche pour espérer l’emporter et que, l’essentiel, non ?, c’était de battre Trump.

Comment leur en vouloir, c’est le discours dont on nous rebattait les oreilles sur toutes les chaînes bien pensantes. Biden, ouais, bon… mais lui battrait Trump. Alors…

Pourtant, tous les sondages montraient que Sanders l’emporterait, en grande partie parce que l’espoir soulevé par sa candidature amenait vers les urnes des millions d’électeurs, jeunes, femmes, minorités, classe ouvrière blanche, dont beaucoup avaient perdu le chemin des urnes!

Quatre ans plus tôt, on nous avait déjà fait le coup. Le clan Clinton et les milliardaires qui les soutenaient avaient réussi à éliminer, y compris par la fraude, Bernie Sanders en arguant que ses idées trop « radicales » feraient perdre les Démocrates. On sait ce qui est arrivé ! Cette fois, il a fallu acheter les « petits candidats » (Leur temps viendrait, on n’oublierait pas leur sacrifice. Bla-bla-bla…), puis les Clinton et les Obama ont fait la tournée, se répartissant les rôles. Les uns chez les responsables blancs, les autres chez les dirigeants et élus noirs. Et dans le Sud, on a vu les électeurs démocrates noirs assurer la victoire d’un Biden dont l’attitude passée envers les femmes, les Noirs, la communauté LGBT n’avait jamais été exemplaire.

Aujourd’hui, S.N. Biden (« Sa Nullité » Biden ») est aux abonnés absents. Incapable de faire face, de réagir contre les mesures abominables défendues par Trump, une grande partie du patronat et les dirigeants du monde de la finance. Paralysé.

Et les Afro-Américains, objet soudain d’un amour sincère et rétroactif, dans tout ça ?

Notre camarade du CPUSA, Mark Gruenberg, rapportait dans Peoples World hier que si 1 habitant de l’Illinois sur 7 est afro-américain, qu’1 habitant de Chicago sur 3 est afro-américain, 72 % des victimes du Corona Virus dans l’État le sont aussi! Et que la situation, à un degré légèrement moindre, est comparable à New York, dans le Milwaukee, à Detroit et à Washington D.C. !

Et si, comme Martin Luther King, nous faisions un rêve ?

Plutôt que souhaiter que Trump chope (ce terme est employé à dessein. On se rappelle que ce séducteur conseillait aux vrais hommes de séduire les femmes en « les chopant par la chatte ») le Coronavirus, vite remplacé par un dauphin va-t’en guerre et raciste, faisons des vœux pour que ce soit Joé Biden qui en soit la victime. On ne lui souhaite pas d’en mourir, juste qu’il finisse ses jours dans une Ephad de son pays pour s’y rendre compte de l’état désastreux de la médecine. Touché mais pas coulé, juste suffisamment avarié pour que l’échéance électorale le contraigne au retrait.

Et alors, comme dans La Vie est un long fleuve tranquille, nous pourrons, tous ensemble, entonner un chant  mobilisateur et plein d’espoir :

                Bernie reviens ! Ber-er-nie reviens ! Bernie reviens parmi les tiens…

 

Roger Martin

 

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Tag(s) : #SE FORMER - COMPRENDRE
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