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Travailler le dimanche ou réussir nos études?

Matthieu Bauhain Secrétaire national 
de l’Union 
des étudiants communistes

 

Capture-d-ecran-2015-02-25-a-06.01.17.pngS’il y a un public que le gouvernement omet de citer à propos du débat sur la loi Macron, c’est bien les étudiants. Il paraît pourtant impensable d’oublier les 1,5 million d’étudiants salariés, notamment quand il s’agit de la question du travail dominical. Cent à deux cent mille d’entre nous travaillons en effet dans les grandes surfaces, les commerces et la distribution, premier secteur d’activité des étudiants salariés. Avec des contrats des plus précaires, nous constituons parfois une main-d’œuvre indispensable au fonctionnement des entreprises. Nous serons parmi les premiers concernés par l’extension du travail dominical. Et il n’y aura pas de liberté de choix : une fois appliquée, la loi Macron se transformera en chantage : puisqu’ils sont de plus en plus précaires, parce que les salaires de leurs jobs sont trop bas, les étudiants seront obligés de travailler le dimanche et la nuit. Voilà donc l’ampleur du problème : l’extension du travail du dimanche sera une extension du salariat étudiant, et donc, de l’échec universitaire. En effet, par rapport aux autres étudiants, ceux qui se salarient pour financer leurs études connaissent deux fois plus l’échec scolaire. Et cela se comprend : comment aller en cours le lendemain d’une nuit de travail ? Comment réviser ses partiels le week-end quand on doit travailler le dimanche ? On a d’ailleurs entendu, le week-end dernier, un ancien ministre de l’Éducation affirmer que « les étudiants qui travaillent le dimanche sont ceux qui échouent le plus aux examens ». Au-delà même de la question de la réussite étudiante, c’est le fait que les deux tiers de ces « jobs » soient sans liens avec nos filières d’études qui interpelle. Quel intérêt de s’user dans un travail qui n’a aucun rapport avec nos aspirations professionnelles ? Quand on poursuit des études de chimie ou d’informatique, quel intérêt de rater des cours magistraux afin d’aller travailler en début de soirée en grande surface ? Le dimanche, les étudiants n’ont donc pas vocation à travailler. Au contraire, nous voulons réviser nos examens, préparer nos exposés, mais aussi faire du sport, jouer aux jeux vidéo, regarder des séries, bref avoir du temps libre. C’est la fin de ces jobs étudiants, constituant la première cause d’échec dans nos parcours, qui devrait être une priorité gouvernementale, et non pas leur extension, qui va de pair avec celle du travail dominical. Il paraît donc indispensable aujourd’hui de financer, à partir de nouvelles cotisations sociales, un salaire étudiant accessible pendant les périodes de formations et de stages. Il freinerait l’échec scolaire des plus précaires et permettrait aussi à ceux qui le souhaitent de faire plus de stages, d’alternances, en lien avec leurs filières d’études. C’est tout l’inverse des conséquences actuelles des « jobs » étudiants à répétition.

 

L'Humanité.fr

 

Développement du travail gratuit pour les handicapés.

 

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Dessin de Camilla Pizzichillo

 

Les patrons pourront faire appel à des travailleurs handicapés venant faire une « mise en situation en milieu professionnel ». Ils ne seront pas payés et aucune obligation d’embauche ne suivra. Ceci remplacera l’obligation d’embaucher des travailleurs handicapés. Autrement dit l’obligation de salarier des personnes handicapés comme n’importe quel autre travailleur sera remplacé par… des stages, gratos, à durée déterminé, spécialement prévu pour les handicapés.

(En détails, il s’agit de l’insertion après l’article L. 5212-7 du code du travail, d’un article L. 5212-7-1. Page 135 du texte de la loi en PDF)

 

 

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Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES
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