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"Le contenu de la dernière réforme des retraites est si gravissime qu’il deviendrait dangereux de permettre aux Françaises et aux Français d’en analyser toutes les conséquences pour leur avenir et celui de leurs enfants. Oui, plus le contenu de cette loi sera connu, plus chacun s’apercevra, pour l’essentiel, de sa gravité de ce projet. C’est pourquoi pour son premier examen devant l’Assemblée nationale, dès le 7 octobre prochain, le gouvernement a voulu mettre en place la procédure du temps contraint, dit « programmé », qui limite le temps de parole et donc l’intervention des députés pour défendre leurs amendements. Je rappelle que c’est l’ancienne majorité qui a mis en place ce système contre lequel, à l’époque, le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, était viscéralement opposé, considérant qu’il remettait en cause la démocratie parlementaire. Triste constat lorsque 3 ans plus tard, on use de la même procédure pour tenter de museler la représentation nationale!" AndréChassaigne

Rouge Cerise vous informe:

 

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C’est juré, cette fois-ci, c’est la bonne réforme! La dernière!
Puisqu’on vous répète que, après les chômeurs (des fainéants), les «immigrés (qui volent le pain des Français), les fraudeurs aux allocs (huit femmes qu’il a, je vous dis) et les faux malades, ce sont maintenant les retraités qui sont les vrais nantis.
Croisières, casinos, voyages, trop c’est trop, nous répète Pujadas à la télé et bien d d’autres. On efface d’un trait les millions de chômeurs pour asséner : « Comme l’espérance de vie s’allonge, les gens devraient travailler plus longtemps. »

Pas toujours simple d’y voir clair dans le déferlement de propagande digne de celle en temps de guerre. Surtout quand on omet d’aborder certains sujets.

  • Par exemple, on nous dit qu’en 2050, il y aura 1,2 actif pour 1 retraité. A la limite, peu importe que cette prévision à la Nostradamus soit vraie ou fausse, ce qui importe n’est-il pas que ces actifs produisent suffisamment de richesses pour garantir les revenus de tous, actifs, retraités, enfants en âge scolaire, malades convalescents, etc..? 
  • Autre exemple, ces retraités nantis ont une pension moyenne de 1.216 euros mensuels, 932 euros pour une femme. Liliane Bettencourt met 3 minutes pour gagner cette somme : Qui sont les vrais nantis ?

Entre 1980 et 2010, le financement des retraites est passé de 10,1 % du PIB à 13,5 % du PIB.Pour répondre à nos revendications, l’effort à consentir d’ici à 2050 serait du même ordre de grandeur.
Rien d’insurmontable ! Sauf pour le capital, qui préfère tout envisager plutôt que de renoncer à ses sacro-saints profits. Quitte à faire mourir les gens au travail? 

 

 

Espérance de vie: la fausse évidence 

 

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L’âge moyen de départ à la retraite se situe à 62,2 ans. 

Un écart dont on parle peu est celui de l’espérance de vie sans incapacité, ou espérance de vie en bonne santé, entre les catégories socio-professionnelles. L’écart atteint 10 ans entre un cadre et un ouvrier. En moyenne, un ouvrier est déjà malade depuis 3 ans quand il atteint l’âge de la retraite. Enfin, la pénibilité aggrave encore cet écart : un travailleur soumis à des travaux pénibles a une vie plus courte qu’un travailleur de même catégorie qui n’y est pas ou moins soumis.

La dernière étude démographique de la Commission européenne vient de montrer que pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie sans incapacité a commencé à baisser en France. 

 

 

La répartition des richesses:le paramètre dont on ne parle jamais


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Le Produit Intérieur Brut mesure l’ensemble des revenus générés par l’activité productive en France.

Une partie est versée en salaires (pensions de retraite et allocations chômage comprises), l’autre en profits. La baisse des salaires dans le PIB depuis 1983 (tournant de la rigueur) s’est traduite par une explosion des dividendes versés par les entreprises, qui atteignent aujourd’hui la somme fabuleuse de 230 mil- liards d’euros ! Plus de la moitié du budget de l’État et dix fois le déficit des retraites !

Le coût du capital est une charge pour la collectivité, mais aucun gouvernement n’a jusqu’ici osé s’y attaquer. 

 

 

Augmenter les salaires: c'est bon pour les retraites.


C ’est « le » sujet tabou. Sur le plan des mots d’abord, patrons et médias disent « les entrepreneurs sont écrasés par un coût du travail dans un pays où les charges sont les plus lourdes d’Europe », au lieu de dire « les employeurs versent aux travailleurs un salaire, dont une partie sous forme de cotisations ».

Le salaire est formé de deux parties : le salaire net et les cotisations sociales.

 
Augmenter le salaire participe à augmenter le salaire net et les cotisations sociales. Réduire les cotisations sociales, c’est réduire le salaire, et donc transférer les coûts de la protection sociale sur l’impôt, type CSG ou autre. Seul l’employeur y trouve son compte.

Augmenter le salaire complet, dit « salaire socialisé », est notre objectif. Cela ne peut se faire qu’en transférant vers les salaires, les profits que s’accapare le patronat.

Pour augmenter les salaires, il faut diminuer les profits. 

 

 

 

Ce que proposent les communistes:

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  • Une réforme juste basée sur la sécurisation de l’emploi et de la formation, du parcours de vie de la naissance à la mort, permettant à chacun de pouvoir partir à 60 ans avec une pension à taux plein correspondant à une période allant de 18 à 60 ans. Durant cette période, il y aura les cotisations liées à l’emploi salarié, celles des périodes de non travail avec la sécurisation des parcours professionnels, la validation des périodes d’études, les cotisations liées à l’allocation d’autonomie et de formation de la jeunesse. Il s’agit de valoriser la période de 18 à 60 ans pour assurer le taux plein à 60 ans.

  • Il faut bannir la précarité, poser la question du développement de l’emploi, de l’augmentation des salaires, de la titularisation dans la fonction publique, de l’arrêt du temps partiel subi.

  • Il faut poser l’obligation de l’égalité des salaires femmes et hommes.

  • Poser la question de la pénibilité et de l’entrée au travail précoce (avant 18 ans) qui doit se traduire par un départ anticipé en retraite.

  • Une retraite par répartition avec une indexation des pensions sur les salaires, et non sur les prix, aucune pension n’étant inférieure au SMIC.

  • Abrogation des réformes Balladur et Fillon avec suppression des décotes et retour aux dix meilleures années comme référence pour les salariés du secteur privé et aux six derniers mois pour le secteur public.Validation des années d’études dans les trimestres de cotisation.

  • Développer la prévention, améliorer les conditions de travail afin d’arriver à la retraite en bonne santé.

  • Le développement des services publics en direction des personnes âgées afin de leur permettre d’avoir une vie sociale dans la dignité. 

 

Facile? non. Possible? oui, si nous sommes unis et nombreux pour exiger nos droits et si nous sommes prêts à nous engager pour mettre au pas le MEDEF et ses complices. OUI, ENSEMBLE, NOUS ON PEUT!



Tag(s) : #JE LUTTE DES CLASSES
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