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delit solidarité 530

 

 

A la lecture d' un article du Figaro, Pierre Lormeau, un citoyen de Vannes soutient un homme menacé d'expulsion :

 Comment peut-on menacer d'expulsion un homme de 24 ans, sans papiers, alors même qu'il s'est conduit de manière héroïque ? Il a sauvé la vie d'un homme en se jetant à l'eau au péril de la sienne alors que des dizaines de gens regardaient et n'ont pas bougé.

 

L'histoire de Rachid Djaoued n'est pas banale. Ce jeune sans-papiers de 24 ans devait recevoir une médaille des autorités pour avoir sauvé la vie d'un homme de la noyade. Au lieu de cela, il a été interpellé et s'est retrouvé en centre de rétention administrative, menacé d'expulsion.

 

Tout commence un soir de septembre. Il est 1 heure du matin. Rachid Djaoued traverse à vélo le pont Neuf à Toulouse quand soudain il voit un homme assis sur le parapet se jeter dans la Garonne. Sans hésiter, le jeune homme plonge tout habillé dans l'eau froide et rattrape le malheureux in extremis avant de le tirer jusque sur la berge. "Là, je lui ai fait un massage cardiaque et du bouche-à-bouche, raconte-t-il au Figaro. Et je suis resté avec lui jusqu'à ce que les pompiers arrivent". L'homme d'une quarantaine d'années est en vie et pris en charge par les secours. Aux policiers, Rachid Djaoued raconte ce qu'il s'est passé et laisse ses coordonnées. Un mois plus tard, il dit avoir reçu un courrier de la préfecture de la Haute-Garonne, qui le félicite pour son courage et lui promet une médaille en récompense. Un fonctionnaire l'aurait même appelé pour lui demander de rester joignable sur son téléphone portable afin de pouvoir le prévenir de la date de la cérémonie.

Sauf que tout ne se passe pas comme prévu. Le 20 novembre, il se fait interpeller au petit matin par les gendarmes dans une maison située dans le Gers qu'il squattait avec des amis. Il a bien sa lettre de la préfecture de la Haute-Garonne sur lui mais rien n'y fait. La préfecture du Gers lui ordonne de quitter le territoire.Il est envoyé au centre de rétention administrative de Toulouse à Cornebarrieu.

 

Originaire d'Algérie, Rachid Djaoued est arrivé en France à l'âge de 15 ans. Orphelin, sans-papiers depuis 9 ans, il vit dans la rue. "Il n'est pas connu des services de police, n'a jamais eu de problème, c'est un garçon exemplaire", explique Léo Claus, coordinateur du centre de la Cimade (association d'aide aux migrants en poste dans les centres de rétention). D'ailleurs, ce dernier ne comprend pas pourquoi on ne lui délivre pas un titre de séjour. "Cette nuit-là, il a pris le risque de sauter du pont, de nuit et dans le froid. Il y avait du monde sur le pont à ce moment-là mais personne n'a bougé à part lui... Il a sauvé un homme quand même!", tient à rappeler le délégué de la Cimade.

 

Finalement, après six jours de rétention, Rachid Djaoued est libéré. Il est sorti mercredi soir. Pas pour son héroïsme, mais pour une erreur de procédure. Son avocate a réussi à montrer devant le juge des libertés et de la détention qu'il avait été interpellé de manière irrégulière. "C'est pour cette histoire de médaille que mon client est resté en France, il attendait de recevoir sa récompense. Sinon, il serait parti car il avait déjà reçu une première obligation à quitter le territoire français (OQTF)", raconte au Figaro Me Caroline Barbot-Lafitte, avocate au barreau de Toulouse, qui pense qu'on "pourrait peut-être lui trouver une petite place" en France.

 

À la préfecture de la Haute-Garonne, on indique qu'on ne s'est pas engagé à récompenser le jeune homme. "Nous l'avons bien contacté pour vérifier son identité et nous assurer qu'il était l'auteur du sauvetage signalé en septembre dernier, mais la décision de le décorer n'a pas été prise", déclarait en début de semaine Olivier Delcayrou, directeur de cabinet du préfet de région, interrogé par La Dépêche du Midi.

 

Aujourd'hui, Rachid Djaoued est de nouveau dans la rue, toujours sans titre de séjour. Il peut se faire interpeller et retourner en centre de rétention administrative à tout moment, mais ne désespère pas de voir sa situation s'améliorer. "Ça fait presque 10 ans que je suis en France, j'ai grandi ici et je n'ai personne en Algérie", confie-t-il au Figaro dans un français approximatif. Il espère encore recevoir sa médaille. "J'ai envie d'avoir des papiers pour pouvoir travailler et avoir une vie normale. Je ne veux pas rester toute ma vie comme ça."

 

En juin dernier, deux Tunisiens qui avaient sauvé plusieurs habitants des flammes d'un incendie à Aubervilliers ont été régularisés à titre exceptionnel par la préfecture de Seine-Saint-Denis, en récompense de leur bravoure.

 

Extrait du texte appelant le soutenir

 

 

 

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Attac vous invite à rencontrer les FRALIB

 

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Lundi 8 décembre  à 20h30

 

à Pernes les Fontaines

(l'Espace Jeunesse 19 avenue de la luna)

 

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Tag(s) : #AGIR AVEC LE PCF
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