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Du lundi 3 septembre au samedi 29 septembre, en partenariat avec le Musée J.GARCIN et le département le Pôle Culture présente une exposition Indochine de Provence, le Silence de la Rizière.

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Camps de regroupement de Sorgues

 

Contexte général

En 1939, l’Etat français a usé de son droit d’opérer, en temps de guerre, une levée de main-d’œuvre dans ses colonies. Longtemps l’histoire a fait silence sur le visage de ces hommes forcés à l’exil.

Pourtant, en Indochine, près de vingt mille jeunes hommes, essentiellement des paysans, ont été mobilisés de force par l’administration coloniale pour venir remplacer dans les usines d’armement les hommes partis au front. Arrivés en 1940, ils ont été affectés par compagnie à leurs lieux de travail.

A l’annonce de l’Armistice, toutes les compagnies se retrouvent en zone sud et la plupart des travailleurs sont « loués » par l’État français et l’intermédiaire du Service de la Main-d’œuvre indigène (M.O.I.) à des entreprises privées ou publiques. Ils sont ainsi affectés à des travaux agricoles, forestiers, salicoles et notamment rizicoles où leur rôle et leur savoir-faire ont permis le développement florissant de la riziculture en Camargue.

A l’installation en zone sud des Allemands, les travailleurs sont remployés dans les poudreries ou recrutés pour des travaux divers : usines textiles, coupes de bois, etc. Après la Libération de la France, frappés par une période de chômage, certains d’entre eux sont embauchés ponctuellement dans des entreprises proches de leur camp de base.

Entre 1946 et 1952, plus de quatre-vingts pour cent sont rapatriés dans leur pays d’origine tandis que certains font le choix de rester en France pour raisons soit salariales soit familiales.

En Vaucluse

Dans le Vaucluse, le camp de regroupement de Sorgues a été le plus important avec près de 4 000 internés. Le quadrillage des anciens baraquements des quartiers des Bécassières et de Poinsard, installés autour de la Poudrerie, est conservé dans l’urbanisme de la ville contemporaine. Les travailleurs « indigènes » de Sorgues furent affectés aux travaux agricoles et forestiers, en particulier à Sault, dans la forêt Saint-Lambert, entre Lioux et Murs, à la scierie de Notre-Dame de Lumières à Goult. Ils furent également employés dans les briqueteries de Bollène, les ateliers de cartonnage à Valréas, chez les expéditeurs cavaillonnais...

 Extrait du dossier de Presse de l'exposition dont l'intégralité est consultable en cliquetant ici:  link

 

 

Exposition

Pôle Culturel Camille Claudel

285, avenue d’Avignon 84700 Sorgues

tél : 04 86 19 90 90

lundi : 14h - 18h, mardi : 9h - 12h et 14h - 19h mercredi, jeudi et samedi : 9h - 18h, vendredi : 9h - 12h et 14h - 18h

 Conférence et table ronde "Indochine, l'histoire sorguaise"

Animée par Caroline Toulemonde

Lieu : Pôle culturel Camille Claudel

jeudi 06 septembre, 14h30

 

Pose de la plaque à la mémoire des travailleurs indochinois

 Lieu : Cité Bécassières Sorgues
jeudi 06 septembre, 18h


 

Références:

Musée d'histoire Jean Garcin: 1939-1945, l'appel de la liberté: link

Programme:link

Ville de Sorgues:link

 

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  Conti: 223 jours de protection de l'usine 


 Capture d’écran 2012-08-01 à 21.04.29 "Les soutenir, c’est affirmer l’indispensable solidarité sans laquelle, un à un, chacun dans notre coin, nous serons mangés à la sauce libérale..."

 

   http://www.solidaritepourlescontis.fr/ 

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Tag(s) : #SE FORMER - COMPRENDRE
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