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La tête de liste du PCF pour les élections européennes Ian Brossat a protesté mardi 12 mars, dans un courrier à la présidente de France Télévisions, contre l'anomalie démocratique de la décision de France 2 de ne pas l'inviter pour un débat entre candidats le 4 avril.

"Nous avons appris que France 2 ne jugeait pas utile d'inviter le Parti communiste le 4 avril", a-t-il rapporté dans ce courrier transmis à la presse. Son "effacement serait, sur la première chaîne du service public, une véritable anomalie démocratique".

Le PCF, a-t-il souligné, "est présent dans les deux assemblées, avec plus de trente parlementaires", et a "plus de 7.000 élus locaux et nationaux", "plus de 800 maires et trois parlementaires européens". "Nous sommes le seul parti de gauche à avoir rejeté tous les traités européens libéraux depuis le début de la construction européenne", a ajouté Ian Brossat. "Nous sommes également la seule liste du paysage français à inclure dans ses rangs plus de la moitié d'ouvrières et d'ouvriers, de femmes et d'hommes employés".

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a aussi protesté auprès de BFMTV contre son absence programmée au débat qui opposera six chefs de partis le 19 mars.

Jean-Emmanuel Ducoin

Réapproprions-nous les médias ! Une déclaration à signer

Chères amies, chers amis,

Acrimed a lancé, avec une cinquantaine de collectifs (médias, associations, organisations de journalistes, partis politiques, syndicats), une déclaration commune appelant à une réappropriation démocratique des médias.

Cette déclaration, à diffuser et à signer largement, est une première étape dans la construction d’une mobilisation et d’initiatives communes pour défendre le droit d’informer et le droit à être informé ; et pour que l'information devienne un bien commun et non une marchandise.

Vous pouvez la signer en suivant le lien ci-dessous 

Lien vers la pétition

 
 

Pour une réappropriation démocratique des médias

 

Depuis plusieurs semaines, le mouvement des gilets jaunes bouleverse l’agenda politique, et porte une remise en cause profonde des institutions. Les médias sont tout particulièrement visés. Les gilets jaunes dénoncent, à juste titre bien souvent, un traitement caricatural des mobilisations : surenchère sécuritaire sur les plateaux télévisés et dans certains quotidiens ; confiscation de la parole par les éditorialistes ; disqualification de certaines revendications jugées «irréalistes» et appels à «dialoguer» avec le gouvernement ; ou encore dénonciations des violences des manifestants – alors que les violences policières ont été pendant trop longtemps passées sous silence.

Une telle pédagogie de la résignation n’est certes pas nouvelle. Déjà lors des grèves de 1995, les tenanciers des grands médias martelaient leur sempiternel message : il n’y a pas d’alternative aux réformes libérales. En 2005, ils pointaient du doigt ceux qui mettaient en cause le bien-fondé des politiques européennes et déformaient la révolte des banlieues. Plus récemment, lors des mobilisations contre la loi El-Khomri et les ordonnances Macron, ils dénonçaient un code du travail soi-disant «trop épais et illisible». À l’occasion de chaque mobilisation sociale, ils se sont faits les gardiens de l’ordre économique et politique.

Ces partis pris ont contribué à disqualifier les grands médias. La défiance à leur égard est profonde et sans précédent. D’autres sources d’information sont plébiscitées, médias indépendants ou réseaux sociaux. Certaines des analyses portées depuis des décennies par la critique des médias sont réinvesties largement, au-delà du mouvement des gilets jaunes. L’emprise de quelques milliardaires sur la production de l’information est pointée du doigt. La question des médias s’impose désormais comme une question politique.

La plupart des éditorialistes et chefs de rédaction ne voient, dans cette défiance, qu’une «haine des médias» et de la démocratie. Ils éludent la responsabilité qu’ils portent, par leurs diatribes ou leurs choix éditoriaux, dans l’hostilité qui s’exprime contre l’ensemble des journalistes. Une hostilité dont les plus précaires (en termes de statut ou de conditions de travail) font parfois les frais, sur le terrain, en étant injustement pris à partie ou agressés.

Nous pensons que la défiance envers les grands médias doit être une opportunité. Opportunité, dans les rédactions, de remettre en cause les orientations délétères imposées par les directions éditoriales, et de replacer le reportage et l’enquête au cœur du travail journalistique. Opportunité, dans les médias indépendants, de faire la démonstration par l’exemple qu’un autre journalisme, plus exigeant et plus libre vis-à-vis des pouvoirs, est possible.

Que nous soyons gilets jaunes, militant·es, journalistes, usager·es des médias, nous avons toutes et tous des raisons légitimes de contester un ordre médiatique inique, qui maltraite le pluralisme. Et de nous inquiéter des menaces réelles qui pèsent sur le droit à l’information : la mainmise de quelques milliardaires sur la plupart des médias, les plans de suppressions d’emploi dans l’audiovisuel public comme dans les groupes privés, la précarisation des journalistes statutaires ou pigistes y compris dans certains médias indépendants, la répression policière et la criminalisation qui frappent de plein fouet certains reporters et leurs sources, ou encore les lois liberticides qui visent à contrôler l’information – loi sur le secret des affaires et sur les «fake news».

C’est pourquoi nous affirmons qu’il est temps de se mobiliser pour une réappropriation démocratique des médias. Pour défendre le droit d’informer et le droit à être informé, tous deux gravement menacés. Et pour que l’information, trop longtemps confisquée par les pouvoirs, devienne enfin un bien commun et non une marchandise.

 

Cette déclaration est une initiative commune :

 

D'associations, d'organisations de journalistes et de syndicats : Acrimed, Attac, Collectif Ras La Plume, Compagnie Jolie Môme, Fédération Nationale de l'Audiovisuel Participatif, Info’Com-CGT, La Quadrature du net, Les Amis du Monde diplomatique, Les Pieds dans le Paf , Profession : Pigiste, Résistance à l’agression publicitaire, Ritimo, SUD-AFP, Syndicat National des Journalistes CGT, Union syndicale Solidaires.

 

De médias : Cause commune, Cerises, Contretemps-web, CQFD, Démocratie et Socialisme, Démosphère Ariège, Démosphère Toulouse, Frustration, Hors-Série, Jef Klak, L’Alterpresse68, Là-bas si j’y suis, La Clé des ondes, La Gazette de Gouzy, Le journal minimal, L’Insatiable, Le Média, Le Ravi, MAP 36, MédiaCitoyens PACA et Rhône-Alpes, Mediacoop, Quart de Brie, Radio Parleur, Radio Cause commune, Revue Terrestres, Ricochets, Rosalux, Silence, Transrural initiatives, TV Bruits, Télé Mouche, Télé Regain, TVnet Citoyenne.

 

D'organisations politiques : Alternative libertaire (AL), Ensemble, Gauche démocratique et sociale, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti de gauche (PG).

 
Tag(s) : #A LA UNE AUJOURD'HUI, #MEDIAS

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