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Un contexte de réformes antisociales, un avenir plus qu’incertain …


Le Gouvernement, sous le feu des projecteurs médiatiques, a annoncé réfléchir à la «France de 2025», après presqu’un an et demi d’une élection qui a donné au pays une majorité rose et verte. Depuis, s’allonge une liste de réformes toutes plus antisociales les unes que les autres, une « drôle » de manière d’envisager l’avenir des Français les plus modestes : Accord National Interprofessionnel, signature du T.S.C.G., annonce d’une réforme des retraites, augmentation du taux de T.V.A., baisse de celui du livret A … Un contexte d’une cohérence brutale avec la politique ultralibérale, à des années lumières du changement attendu. Dernièrement, c’est la réforme de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, la « Loi Fioraso », qui a été adoptée par le Parlement, malgré la réticence de bon nombre d’organisations étudiantes. Un choix politique et de société d’une actualité brûlante, au regard de la détérioration sans précédent des conditions de vie estudiantines, traduite par l’augmentation du coût de la vie, notamment pour les 75 % qui ne bénéficient pas des bourses. Un constat : aucune rupture avec les réformes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche engagées par la droite.


Le Gouvernement préfère encadrer la précarité plutôt que les loyers!

Si, comme chaque année, les étudiants devront s’acquitter de nombreux frais, les proportions atteintes en septembre 2013 sont marquées par une augmentation sans commune mesure avec les années précédentes. Outre les dépenses obligatoires de santé (Sécurité Sociale étudiante) ou de frais d’inscription, le poste le plus important reste celui du logement. En effet, les dépenses locatives, les augmentations des assurances, de l’électricité (12,5 %) alourdiront le plafond des dépenses annelles qui pourront représenter entre 10 500 et 15 500 € pour suivre correctement l’année universitaire. Par manque de moyens, un étudiant sur deux devra se salarier, prenant le risque de subir l’échec universitaire. Afin de pallier à cette situation scandaleuse, la nécessité d’un pôle public du logement étudiant, accessible à tous, est plus que jamais d’actualité, pour mettre fin à la pression du marché privé locatif exercée aujourd’hui. Il est tout aussi anormal qu’en 2013, un étudiant sur cinq refuse de se soigner par manque de moyen. Le Gouvernement souhaite-t-il abolir l’insécurité des étudiants, à la fois dans la formation et dans les conditions matérielles d’existence ? Visiblement non … Par la concurrence entre territoires, la régionalisation de l’enseignement, la privatisation des moyens, la logique choisie par le Gouvernement à travers sa loi est celle de la destruction du Service Public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. En effet, la loi Fioraso s’inscrit dans la droite ligne de la politique des gouvernements successifs depuis 2002. Ainsi le Gouvernement préfère encadrer et organiser la précarité plutôt que les loyers.


De la précarité à la Raison?

Les étudiants communistes formulent de nombreuses propositions pour sortir les étudiants de la précarité organisée. A commencer par celle de la reconnaissance de l’activité étudiante en tant que telle, par le biais d’un véritable statut social de l’étudiant, dont l’objectif est d’abolir la précarité estudiantine. Pour y parvenir, des moyens devront être mis en œuvre pour assurer aux étudiants bénéficiant de ce statut : une allocation d’étude, la gratuité réelle des frais de santé et de transport, le tout dans le cadre d’une université publique. Mais il faut admettre que rien ne se fera sans volonté politique forte. Ce ne sont pourtant pas les moyens qui manquent : les revenus du CAC 40 ont progressé de 35 % cette année, soit 330 milliards d’euros. Ne parlons pas des 30 milliards de cadeaux aux banques par le transfert des produits du livret A ou encore des 20 milliards d’exonérations patronales. Le Gouvernement doit prendre conscience que les étudiants communistes ne laisseront pas poursuivre une seconde de plus cette situation d’injustice extrême, qui consiste à transformer les étudiants précarisés en futurs salariés précaires.

 

Mathieu BAYART,

Membre du Collectif National de l’U.E.C.

 

 

 

  • Site de l'Union des Etudiants Communistes (U.E.C): link


  • Qui sont les Etudiants Communistes?

Être étudiant communiste aujourd'hui,c'est comprendre, expliqueret combattre les réformes imposées à l'enseignement supérieur,comprendre, expliquer et combattrel'exploitation des travailleurs, comprendre,expliquer et combattre la soumission du peuple à l'idéologie dominante, en fait comprendre, expliquer et combattre le capitalisme. 

Pour cela, nous sommes présents dans lesuniversités françaises, afin d'y développer une analyse marxiste de la société. Mais nous sommes également une force présente dans les luttes, aux côtés des étudiants et des travailleurs.

Notre volonté est également d'être pour les étudiants une source alternative d'information, tant sur l'actualité nationale qu'internationale, afin de leur donner la possibilité d'un regard critique sur le monde.

 

 

 

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